Pourquoi tant de haine et de peur de Donald Trump chez certains Juifs ?

Original article: Why so much Jewish fear and loathing of Donald Trump?

Article d’origine publié le 29 octobre 2015

Traduction: Blog Blanche Europe

Chez certains Juifs, on constate une angoisse extraordinaire, à la limite du dérangement mental, à propos de la campagne de Donald Trump pour obtenir l’investiture du Parti Républicain. Cette angoisse ne se base sur rien de réel, mais trahit malheureusement leur profonde névrose et leur aliénation vis-à-vis de la nation américaine historique.

Il n’est pas inutile de se demander en quoi Trump diffère du candidat présidentiel idéalement souhaité par les Juifs en général. Ce candidat idéal est (1) systématiquement et fanatiquement pro-Israël ; (2) il est systématiquement à gauche sur les questions sociales, en particulier sur tout ce qui concerne l’immigration et le multiculturalisme ; (3) il dépend pour sa campagne électorale de grosses contributions financières qui dépendent de son empressement à satisfaire les points (1) et (2). Jeb Bush, qui était initialement le favori de Sheldon Adelson et de la Coalition Juive Républicaine, correspondait bien aux critères. Mais il semble maintenant perdre du terrain, alors qu’Adelson se rapproche de Marco Rubio—le même Marco Rubio qui tient exactement le bon discours sur Israël et le Proche Orient, et qui faisait partie de la bande des huit sénateurs derrière le projet de loi de régularisation et d’accélération de l’immigration.

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Concernant Israël, Trump pourrait difficilement mieux convenir, vu sa déclaration selon laquelle “Nous aimons Israël. Nous nous battrons pour Israël à 100 pour cent, à 1000 pour cent. Israël sera là pour toujours.” [Sur la question des liens avec les Juifs, aucun candidat républicain ne fait mieux que Trump, par Uri Heilman, Times of Israel, 8 Août 2015]. Par contre, ce n’est pas le candidat néoconservateur idéal. Il a dit qu’il n’aurait pas envahi l’Irak (une invasion énergiquement promue par Israël, les néoconservateurs et le Lobby pro-israélien) ; il s’oppose à l’utilisation du pouvoir américain pour faire de la “reconstruction de nation” (encore une politique qui plaît aux néoconservateurs et qui a servi à justifier l’invasion de l’Irak) ; et selon ses récentes déclarations sur la Syrie, il trouve le soutien de Poutine à Assad plus rationnel que la politique des États-Unis (“on ne sait même pas qui on soutient”) [ Trump sur la question d’un contrôle russe de la Syrie: ‘Parfait !’, et sur la guerre russe contre ISIS: ‘Génial !’, ‘pratiquement pas d’inconvénient’, Breitbart.com, 29 Sept. 2015 ].

De plus, comme on le sait, Trump a des relations d’affaires suivies avec les Juifs ; les Juifs occupent des positions très visibles dans sa campagne électorale ; sa fille s’est converti au judaïsmeet ses petits-enfants sont élevés dans la culture juive.

Tout cela n’empêche pas qu’on a vu beaucoup de Juifs très en vue et bien intégrés dans le monde exprimer leur extrême inquiétude à propos de Trump. J’ai l’impression que leur point commun est qu’ils pensent que Trump est en train de saper le consensus des élites sur la question de l’immigration (même si sa prestation dans le débat d’hier soir laisse quelques doutes à ce sujet), et que de façon implicite, il remet en question la nécessité morale d’euthanasier l’Amérique blanche.

Ou pour être plus direct, ils se disent que Trump pourrait conduire à une contre-révolution fasciste qui mettrait fin au projet promu par la communauté juive de créer une Amérique non-blanche et multi-culturelle, complètement coupée de ses racines d’avant 1965.

Aux États-Unis, comme nous le répétons souvent ici, la communauté juive ordinaire, par son comportement et son activité politique, depuis l’extrême gauche jusqu’à la droite néoconservatrice, est toujours allée dans le sens d’une diminution du pouvoir démographique, politique et culturel de l’Amérique blanche. On en voit un exemple à travers la campagne victorieuse qui a abouti à faire passer la loi de 1965 sur l’immigration, et de façon plus probante encore, à travers le soutien continu de la communauté juive organisée toute entière à des taux élevés d’immigration.

Il y a deux raisons principales à cela: la crainte qu’une Amérique blanche homogène pourrait finir par se rebeller contre les Juifs, comme c’est arrivé dans l’Allemagne d’Hitler (un récent exemple américain, avec l’économiste Bryan Caplan, se trouve discuté ici) ; ainsi que qu’une antipathie historiquement attestée envers les Européens chrétiens, groupe extérieur (outgroup) considéré sous l’angle exclusif du combat juif contre l’antisémitisme.

Naturellement, ces dispositions hostiles ne sont pas partagées par tous les Juifs américains. Mais elles représentent bien l’orientation du pouvoir juif aux États-Unis. Et nous savons qu’il ne s’agit pas là d’une position basée sur des principes moraux universels, mais plutôt d’une forme de stratégie ethnique adoptée par la diaspora, puisque la communauté juive organisée soutient en même temps Israël en tant qu’État juif qui limite l’immigration des non-juifs et organise la dépossession des Palestiniens.

Juste un exemple :

“Parmi les soutiens de Trump, beaucoup, pour être charitable envers eux, font partie du mouvement identitaire blanc ; et pour être moins charitable, beaucoup sont des racistes purs et simples”, a déclaré Nathan Wurtzel, un consultant politique républicain, cadre dans le Groupe Catalyst, et membre de la communauté juive. “C’est écoeurant et dérangeant.”

[La Montée de Donald Trump suscite une crise d’angoisse chez les Républicains juifs, par Josh Nathan-Kazis, revue Forward, 10 Sept. 2015]

L’inquiétude de voir les “racistes blancs” soutenir Trump a été au centre de nombreux articles, dont celui d’Evan Osnos, Les craintifs et les frustrés | La coalition nationaliste de Donald Trump prend forme –pour l’instant (The New Yorker, 31 août 2015 —le titre trahit une fois de plus le désir de discréditer les intérêts légitimes des Blancs par la psychanalyse).

Mais pourquoi faudrait-il s’inquiéter du soutien apporté à Trump par la toute petite partie de l’électorat qui défend explicitement l’identité et l’intérêt des Blancs ? La politique qu’il défend a peut-être rencontré l’approbation des avocats déclarés des Blancs, mais elle a aussi l’approbation de la plupart des Américains. Et, après tout, on n’observe pas le phénomène parallèle qui consisterait à s’inquiéter du soutien communiste régulièrement apporté aux candidats démocrates.

La raison à mon avis: la crainte réelle que Trump agisse effectivement sur le problème de l’immigration, légale et illégale, d’une façon qui ralentirait la dépossession des Blancs, avec le risque d’un effet boule de neige qui entraînerait des changements bien plus grands et des conséquences imprévisibles.

Cela préoccupe terriblement les activistes juifs. C’est un fait que les déclarations de Trump sur l’immigration se sont trouvées en adéquation avec le sentiment populaire montant. C’est ce qui l’a propulsé en haut des sondages. Comme l’a noté Peter Brimelow, l’éditeur de VDARE.com : “Le rôle historique de Trump est très clairement de défaire le Cartel de Washington, et d’introduire la question de l’immigration sur la scène politique.”

Avant l’arrivée de Trump, il n’y avait carrément aucun politicien connu du grand public et presqu’aucune personnalité des grands médias (Ann Coulter et Pat Buchanan sont des exceptions) pour parler de la criminalité immigrée, de l’effet de l’immigration légale sur le marché du travail, ou du problème de la citoyenneté accordée à toute personne née aux USA [birthright citizenship]. Les Blancs américains sont comme un géant endormi, bercés par les grands médias, par les politiciens cuckservatives (NdT: mot récemment inventé servant à désigner les politiciens faussement conservateurs qui “cocufient” leurs électeurs), et par l’atmosphère d’intimidation où les opinions dissidentes sont sévèrement punies par la perte d’emploi, l’ostracisme, etc, tandis qu’il existe d’énormes primes pour ceux qui acceptent le statu quo.

Les activistes juifs de l’université et des médias ont passé le siècle dernier à promouvoir l’idée que les Blancs n’ont pas d’intérêts raciaux ou ethniques à défendre. Mais ils semblent garder à l’esprit qu’une révolution pro-blanche pourrait très facilement éclater. Malgré toute la propagande, toutes les sanctions qui punissent de petits écarts, et toutes les incitations à accepter le système, la vie politique est de plus en plus racialisée aux États-Unis. Le facteur crucial permettant d’expliquer les comportements électoraux est maintenant l’identité raciale plus que la classe sociale. Il est clair que toute une partie de l’électorat blanc s’est détournée de l’establishment républicain —et ne voit certainement pas le salut chez les Démocrates.

Quand le néoconservateur Ben Wattenberg s’est fait remarquer en affirmant dans son livre The Good News Is The Bad News Is Wrong (La bonne nouvelle est que la mauvaise nouvelle n’en était pas une) que “la déseuropéanisation [NdT: “non-Europeanization” dans le texte d’origine] de l’Amérique est une excellente nouvelle, à un niveau presque transcendantal”, il parlait pour de très nombreux Juifs américains et en tout cas pour la communauté juive organisée. Mais l’Amérique n’a pas encore été déseuropéanisée —ou pas entièrement, et pas de façon irréversible. Ces activistes juifs (notons qu’ils sont républicains) sont horrifiés à l’idée que Donald Trump pourrait amorcer un processus de ré-européanisation de l’Amérique.

Autre exemple de l’angoisse juive républicaine : Trump et Carson inquiètent l’establishment juif républicain | Des activistes et donateurs juifs républicains de longue date consternés de voir les deux prétendants favoris dans les sondages [Rom Kampeas, The Times of Israel, 26 septembre 2015] :

[Le soutien apporté à Trump est] une expérience déroutante pour les fidèles activistes ou donateurs juifs qui s’étaient imposés dans l’establishment du Parti Républicain au cours des vingt dernières années, et qui étaient les premiers à y défendre la tolérance et le pluralisme.

“Le ton qu’ils emploient nous vaut une réputation de parti intolérant”, a déclaré [le collecteur de fonds Fred] Zeidman, qui pratique le droit dans la région de Houston, et soutient la candidature de Bush. (…)

[Le rédacteur en chef de la page des opinions du New York Post, Mr Seth] Mandel, a déclaré qu’il était troublant d’observer le soutien des suprémacistes blancs à Trump, qui avait insinué que les immigrants du Mexique étaient principalement des criminels. “Cela mettra toujours les Juifs mal à l’aise, c’est pourquoi il y a tant de résistance” à la candidature de Trump chez certains conservateurs juifs [Lien dans l’article d’origine].

Depuis environ 35 ans, les néoconservateurs poussent le Parti Républicain vers la gauche sur les questions sociales —et c’est un fait que le néoconservatisme est un mouvement juif. Notez quand même que l’article de Kampeas, de façon typique, présente le problème comme si le summum de la conscience morale était de défendre les intérêts juifs dans une Amérique non-européenne. Il n’est question que de “pluralisme” et de “tolérance” —sachant que ces vertus sont approuvées par la plupart des Américains (tout en étant bien sûr complètement absentes de la rhétorique juive sur la politique suivie par Israël). On dit aux Blancs que c’est un impératif moral qu’ils deviennent minoritaires.

C’est une rhétorique très efficace en Occident, avec des résultats dévastateurs. Ma conviction est qu’il faut voir cette rhétorique pour ce qu’elle est réellement: elle traduit les intérêts ethniques juifs qui s’opposent aux intérêts ethniques légitimes des Blancs qui voudraient préserver leur prédominance démographique et culturelle dans les sociétés qui sont les leurs depuis des centaines, et dans le cas de l’Europe, des milliers d’années.

Étant donné cette crainte que Trump pourrait compromettre le projet de dépossession de l’Amérique blanche, il n’est pas surprenant que chez certains activistes juifs, même les déclarations les plus innocentes de Trump leur fassent penser à Hitler et au National-Socialisme. Par exemple, cette déclaration de Ross Kaminsky, dans American Spectator, porte encore une fois sur le projet de Trump sur l’immigration :

Son projet d’exiger que les entreprises “embauchent les travailleurs américains en premier» allie la xénophobie nauséabonde à la force brutale du gouvernement. Peut-être en tant que Juif, suis-je trop sensible, mais quand j’entends parler Trump, je ne peux m’empêcher de penser à l’idée de “L’Allemagne aux Allemands.”

Le Honteux Projet de Trump sur l’Immigration, 18 août 2015

Cette déclaration paraît impudente—n’est-il pas évident que la politique d’immigration des USA doit être basée sur les intérêts des Américains ? Mais en fait, cela n’a rien d’évident. En effet, cette déclaration reflète une réalité bien ancrée. Cela fait longtemps que les points de vue juifs sur l’immigration ont tendance à ignorer expressément les intérêts de l’Amérique et de la population qui s’y trouve historiquement majoritaire. Au lieu de cela, le point de vue juif est que la politique d’immigration doit reposer sur des principes moraux, et non sur les intérêts des Américains. La valeur la plus sacrée est que l’immigration doit inclure toutes les races. C’est bien plus important que les qualités dont font preuve les immigrés, ou que de savoir ce qu’ils peuvent apporter à l’Amérique.

Ainsi en 1948, alors qu’était encore en vigueur la loi sur l’immigration de 1924 favorisant l’immigration en provenance du Nord-Ouest de l’Europe, le Comité Juif Américain (AJC) avait présenté à un sous-comité du Sénat une déclaration qui à la fois niait l’importance de l’intérêt matériel des États-Unis et affirmait son soutien à l’immigration de toutes les races :

L’américanité ne doit pas s’évaluer à travers la conformité à la loi, le zèle éducatif, le taux d’alphabétisation, ou l’une ou l’autre de ces qualités où les immigrants peuvent dépasser les personnes nées aux USA. L’américanité est l’état d’esprit sous-jacent derrière l’accueil que l’Amérique étend traditionnellement aux personnes de toutes races, de toutes religions, et de toutes nationalités.

D’une façon qui illustre encore une fois le seuil extraordinairement bas à partir duquel Trump se fait associer au National-Socialisme, Bethany Mandel, qui s’exprimait elle aussi dans The Forward, décrit comment pour elle, comme pour Kaminsky, Trump évoque des images de l’Allemagne des années 1930 :

Depuis que sa campagne a décollé, Trump dépense plein d’énergie à faire l’innocent à propos du soutien phénoménal qu’il reçoit pour sa candidature de la part des nationalistes blancs et des néo-nazis. Encore pire que son aveuglement volontaire est la rhétorique qu’il utilise pour attiser les troubles raciaux en utilisant un slogan (“Make America Great Again” – Rendre l’Amérique grande à nouveau) qui rappelle le Parti Nazi des années 1930.

Pourquoi Trump ne se dresse-t-il pas contre ses fans antisémites, 6 Octobre 2015

Enfin, à l’extrémité la plus hyperbolique de l’éventail: Donald Perlstein a publié un article intitulé Donald Trump, combinard américain: Les effrayantes tendances fascistes de son ascension au Parti Républicain, un article publié au départ par le Washington Spectator, mais jugé si important que Salon l’a re-publié [7 octobre 2015].

Les racines intellectuelles de Perlstein sont visibles à travers sa citation de Philip Rahv “un rédacteur en chef et cofondateur de la prestigieuse revue intellectuelle Partisan Review“. Partisan Review était la revue phare des “New York Intellectuals”, un mouvement intellectuel juif influent qui fut l’un des premiers à promouvoir l’idée que la démocratie américaine exige qu’on souscrive à l’idéal, comme l’a formulé Sidney Hook, d’ “un maximum de diversité culturelle [et ethnique].” On voit là un bon exemple d’intellectuels juifs qui placent la valeur transcendante de la diversité ethnique et culturelle très au dessus des intérêts matériels des États-Unis, sans même parler des intérêts ethniques des Blancs américains.

(De même, dans son article du New Yorker sur Trump et les nationalistes blancs, déjà mentionné plus haut, Evan Osnos [lui écrire] cite un autre “intellectuel de New-York” bien connu qui s’autorisait à présenter comme une maladie la défense par les Blancs de leurs intérêts légitimes : “Ce tribalisme grossier que Richard Hofstadter appelait “le style paranoïaque” —et durant cet été, ce phénomène s’est propagé et répliqué comme une mutation inarrêtable”. Notez comment les personnalités juives des médias peuvent facilement et en toute confiance puiser dans destraditions intellectuelles juives qui sont fondamentalement hostiles aux intérêts légitimes de la majorité traditionnelle en Amérique.)

Perlstein accuse pratiquement Trump d’incarner le retour sur terre de Hitler :

Donald Trump n’est pas un fasciste —ou probablement pas.

Son ex-femme Ivana a déclaré un jour qu’il gardait un recueil des discours de Hitler dans un petit meuble près de son lit, et qu’il lisait de temps en temps la vision qu’avait le fuhrer de la vie humaine comme une lutte impitoyable de tous contre tous. “Si j’avais ces discours chez moi, et je ne dis pas que je les ai, je ne les lirais jamais,” avait-il dit à Vanity Fair en 1990. Mais écoutez ce que Der Scutt, l’architecte de la Tour Trump, a dit un jour sur le meilleur moyen d’évaluer le degré de vérité des affirmations de Donald Trump: “divisez par deux, puis divisez par quatre, et vous serez plus près de la vraie réponse.”

Une fois encore, le nœud du litige est le projet de politique d’immigration de Trump :

Trump a maintenant fourni plus de “détails” sur son plan pour l’immigration: le plus grand transfert forcé de population qu’on n’ait jamais tenté dans l’histoire, encore plus que les expulsions française et espagnole de Juifs de 1308 et 1492 ; encore plus que la Nabka d’environ 700,000 Arabes palestiniens chassés de Palestine sous le mandat britannique ; encore plus que le 1,5 million expédié par Staline vers la Sibérie et les républiques d’Asie centrale ; encore plus que l’expulsion par Pol Pot de 2,5 millions de citadins vers la campagne cambodgienne, ou que la dispersion des chrétiens assyriens de Turquie, qui d’après l’érudit Mordechai Zaken, se chiffre en millions et a pris 180 ans. Trump a promis de déplacer 12 millions de Mexicains en moins de deux ans —”en allant si vite que ça vous fera tourner la tête.”

Il est intéressant de noter que Perlstein omet l’expulsion de 12 millions d’Allemands d’Europe de l’Est après la Seconde Guerre mondiale —d’après certaines estimations, le même nombre qu’il y a actuellement de clandestins aux Etats-Unis. Je soupçonne que Perlstein voit d’un bon oeil les expulsions d’Allemands, même si elles ont causé à tout le moins des centaines de milliers demorts. Pas besoin de compliquer son récit tout simple de droiture morale en évoquant le sort horrible des civils allemands pendant et après la guerre. D’ailleurs, je ne me souviens pas que des Juifs ou des organisations juives se soient plaints de ces expulsions.

Autres signes avant-coureurs notés par Perlstein concernant le fascisme américain en gestation :

L’automne dernier, le “Public Religion Research Institute” a découvert que la majorité des blancs croient que “la discrimination contre les blancs est devenue un problème aussi grave que la discrimination contre les noirs et les autres minorités.”

Le lien est dans l’article d’origine. Mais Perlstein ne devrait-il pas au moins donner un lien pour expliquer en quoi cette opinion est malvenue, vu l’attitude hostile, si évidente chez les Donald Perlstein du monde entier, envers les Blancs qui défendent leurs intérêts légitimes ?

Et aussi :

Un tout nouveau sondage du Washington Post et de la chaîne ABC trouve 57 pour cent de Républicains en faveur du nettoyage ethnique le plus massif de toutes les annales de l’humanité (ce que le Washington Post appelle benoîtement “la position ferme de Trump sur l’immigration”).

En fait, ce ne sont pas seulement “les Républicains”, mais bel et bien la plupart des Américains, qui soutiennent le plan de Trump sur l’immigration. Mais pour Perlstein, la préférence de Trump et de la plupart des Américains pour une politique d’immigration qui serve leurs intérêts fait d’eux des fascistes potentiels.

Personnellement, je doute que Donald Trump pourrait essayer de revenir sur qui s’est produit depuis 50 ans, et encore moins y parvenir. Je vois ces expressions d’angoisse juive comme un signe de névrose politique bien plus que comme un comportement ancré dans la réalité. Il faut trois fois rien à ces essayistes et activistes politiques pour qu’ils dénoncent le fascisme naissant. Mais ne vous faites pas d’illusions, cette névrose politique a, et continuera d’avoir, des effets très réels sur la campagne présidentielle de 2016.

On ose à peine imaginer le déluge de propagande le jour où Trump semblera avoir une réelle chance de gagner. Par comparaison, les publicités de 1964, qui prévoyaient une apocalypse nucléaire au cas où Barry Goldwater se serait fait élire, étaient du pipi de chat.

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