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Calculs Électoraux pour une Victoire de Trump

May 12, 2016/in Translations: French/by Richard McCulloch

English version: Playing the White Option: The Electoral Math for How Trump Can Win

Article d’origine publié le 10 mai 2016

Traduction par Blog Blanche Europe

Pour la cause des Blancs, et pour nos derniers espoirs de type électoral, je crois que la candidature de Trump survient vraiment à la onzième heure, ou à la dernière minute. C’est ce que disait Jared Taylor juste après que Trump se soit mis sur les rangs. Car on arrive vraiment au moment critique du point de vue de l’immigration (tant en Europe qu’aux USA). Jusqu’à présent, l’establishment républicain a été contrecarré par la base à chaque fois qu’il a essayé de régulariser les immigrés clandestins dans le cadre de sa stratégie hispanique (qui consiste à mexicaniser le parti républicain). Mais si l’investiture avait été remportée par un Jeb Bush, un Marco Rubio, un Lindsey Graham ou un John Kasich, cette résistance aurait probablement été vaincue, et de même, la résistance deviendra vaine si Hillary l’emporte et que les Démocrates prennent également le Congrès.

Trump est intervenu in extremis pour donner à notre peuple une chance d’éviter que cette régularisation ne se fasse. Mais son succès va nécessiter une victoire majeure sur le principe de “l’option blanche”.

Suite aux deux dernières décennies d’immigration massive, il est devenu clair que le Parti Républicain n’a que deux options ou stratégies possibles pour la victoire électorale : d’une part l’option non-blanche, qui cherche à obtenir une plus grande part du vote non-blanc (et en particulier hispanique), et d’autre part l’option blanche, qui cherche à obtenir une plus grande part du vote blanc. Les grands médias, les grands experts, les instituts politiques (“think tanks”) et autres organes de l’establishment, n’avaient d’yeux que pour l’option non-blanche, si bien qu’elle s’est imposée comme une idée allant de soi et qu’on ne pouvait contester. Pour eux, l’option blanche n’existait pas. L’option blanche n’était discutée que dans les cercles d’avocats de la cause blanche, et par des intellectuels atypiques comme Steve Sailer et Pat Buchanan sur le blog VDare.com.

Mais il semble que Trump, curieusement, ait été au courant de l’existence de l’option blanche, et qu’il ait clairement basé sa stratégie dessus, depuis le début, en brûlant derrière lui tous les ponts qui auraient pu le ramener à l’option non-blanche, et cela malgré ses dénégations. En fait, en observant les premières salves de sa campagne électorale, on croyait voir l’option blanche dopée aux stéroïdes. Et comme c’était prévisible, les grands médias et le reste de l’establishment se sont étranglés d’indignation.

La stratégie de Trump basée sur l’option blanche a connu un énorme succès aux primaires et lui a assuré l’investiture. Il va bientôt se présenter à la convention du Parti Républicain, et il semble pour l’instant qu’il aura assez de force et d’élan pour bloquer les projets de Paul Ryan et de l’establishment, qui voudraient lui dicter le choix du vice président et le programme politique du parti (en particulier sur l’immigration et le libre échange). Mais le test définitif de l’option blanche aura lieu à l’élection générale. Le succès ou l’échec dépendra de l’ampleur de la mobilisation des Blancs en faveur de Trump et des candidats républicains.

La théorie derrière l’option blanche est qu’il y a des millions d’électeurs blancs qui ne sont plus en phase avec le système politique, et qui attendent depuis longtemps un candidat comme Trump, soit pour retourner voter, soit pour rompre avec les Démocrates et passer aux Républicains. De nombreux signes existent que ce processus est en cours. La question est de savoir si ce phénomène se produira avec assez d’ampleur pour provoquer un réalignement politique majeur et bouleverser le paysage électoral.

La stratégie de Clinton vise à reproduire la performance d’Obama de 2008, où il avait obtenu 43% du vote blanc et 81% du vote non-blanc. La stratégie de Trump, basée sur l’option blanche, vise à mobiliser massivement les Blancs, en espérant égaler ou dépasser le taux de participation blanche de 70% réalisé en 1992 grâce à la candidature de Ross Perot, et en remportant un pourcentage record de cette participation record des Blancs, de façon à dépasser le record de 66% du vote blanc obtenu par Reagan en 1984. Un telle performance suffirait sans doute pour remporter le vote populaire, et pour établir de facto, en tant que force dominante au Parti Républicain, une coalition pro-blanche implicitement opposée à l’immigration non-blanche.

C’est principalement le problème de l’immigration non-blanche qui divise le Parti Républicain. Le nationalisme économique et la politique du commerce extérieur divisent également, tout comme l’interventionnisme militaire, mais c’est l’immigration non-blanche, un problème racial, qui explique que l’establishment s’oppose à Trump de façon si passionnée, et sur ce ton injurieux. L’establishment veut cette immigration, tandis que la grande majorité des Blancs, à des degrés divers, s’y oppose. Les Blancs n’auraient jamais dû avoir l’occasion d’exprimer leur opposition, mais c’est là que Trump est entré en scène, qu’il leur a donné cette opportunité, et qu’il a surfé sur la vague de leur rébellion de façon à obtenir l’investiture.

Mais au final, la victoire à l’élection générale dépend naturellement des voix des grands électeurs, et non pas du vote populaire. Pour arriver à 270, le chiffre qui donne la victoire, Trump aurait besoin d’obtenir 64 voix de grands électeurs de plus que Romney en 2012. En supposant qu’il gagne tous les États que Romney avait gagnés à l’époque, il lui faudrait en outre gagner assez d’États parmi ceux qu’Obama avait gagnés en 2012, pour arriver à 270 voix de grands électeurs. La liste de ces États figure ci-dessous. Ils sont classés suivant de combien Trump doit progresser en nombre de voix (par rapport à 2012) pour remporter chaque État. En 2012, Romney avait obtenu 61% du vote blanc avec un taux de participation des Blancs de 64,1%.

  1. Floride – 0.9% d’augmentation, 29 voix de grands électeurs
  2. Ohio – 2.4% d’augmentation, 18 voix de grands électeurs
  3. Virginie – 2.8% d’augmentation, 13 voix de grands électeurs
  4. Pennsylvanie – 3.5% d’augmentation, 20 voix de grands électeurs
  5. New Hampshire – 3.6% d’augmentation, 4 voix de grands électeurs
  6. Colorado – 3.9% d’augmentation, 9 voix de grands électeurs
  7. Iowa – 3.9% d’augmentation, 6 voix de grands électeurs
  8. Wisconsin – 4.2% d’augmentation, 10 voix de grands électeurs
  9. Nevada – 4.4% d’augmentation, 6 voix de grands électeurs
  10. Minnesota – 5.1% d’augmentation, 10 voix de grands électeurs
  11. Michigan – 5.3% d’augmentation, 16 voix de grands électeurs
  12. Nouveau Mexique – 7.2% d’augmentation, 5 voix de grands électeurs
  13. Oregon – 7.9% d’augmentation, 7 voix de grands électeurs
  14. Washington – 8.7% d’augmentation, 12 voix de grands électeurs
  15. Maine – 9.1% d’augmentation, 4 voix de grands électeurs
  16. Illinois – 9.3% d’augmentation, 20 voix de grands électeurs
  17. Connecticut – 9.3% d’augmentation, 7 voix de grands électeurs
  18. New Jersey – 9.4% d’augmentation, 14 voix de grands électeurs
  19. Delaware – 10.1% d’augmentation, 3 voix de grands électeurs
  20. Massachusetts – 12.5% d’augmentation, 11 voix de grands électeurs
  21. Californie – 12.9% d’augmentation, 55 voix de grands électeurs
  22. Maryland – 14.1% d’augmentation, 10 voix de grands électeurs
  23. Rhode Island – 14.8% d’augmentation, 4 voix de grands électeurs
  24. New York – 14.9% d’augmentation, 29 voix de grands électeurs
  25. Vermont – 19.1% d’augmentation, 3 voix de grands électeurs
  26. Hawaii – 22.9% d’augmentation, 4 voix de grands électeurs

Trump prétend que les États du Nord sont jouables pour lui, y compris son propre État de New York, où les Blancs non-hispaniques ne sont plus que 58% de la population, en sachant qu’au moins un quart de ces derniers sont juifs. Avec tout autre candidat que Trump, cela semblerait fantaisiste, mais Trump a toujours obtenu des scores époustouflants quand il jouait l’option blanche, et il dépasse toujours toutes les espérances. Un politicien plus conventionnel se fierait aux conseils d’experts et concentrerait sans doute tous ses efforts, son temps et ses moyens financiers, sur les onze premiers États, là où il suffirait de moins de 5,4% de plus pour basculer du côté républicain, ce qui apporterait assez de voix (141) pour donner à Trump une victoire écrasante avec 347 voix de grands électeurs. Et ce sont des États dont les caractéristiques démographiques [ndt: c’est à dire ethno-raciales] rendent l’option blanche très réalisable. S’il récupérait simplement les 80 voix de grands électeurs des quatre premiers États de la liste, cela lui permettrait encore d’atteindre l’objectif, avec 286 voix de grands électeurs, mais il est préférable de cibler plus d’États que cela, afin de se laisser une marge, en cas de possibles défaites.

On voit bien où il faut s’attendre à voir Trump faire campagne le plus activement, mais il a toujours joué l’option blanche d’une manière plus décisive et audacieuse que tout le monde s’y attendait.

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