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Jared Taylor sur l’apocalypse française de Guillaume Faye

Jared Taylor revient sur son admiration pour Guillaume Faye, leur amitié née de leur première rencontre, et bien sûr, sur les thèmes apocalyptiques qui parsèment son œuvre: la fin de la race et la survie dans l’effondrement de la société.

Voici la préface de Jared Taylor à l’ouvrage final et le plus radical de Guillaume Faye La Guerre Civile Raciale

Comme je parle la langue de Molière, j’ai eu la chance de faire la connaissance de quelques grandes figures du mouvement nationaliste français. J’ai le plus grand respect pour ces hommes et ces femmes qui se battent pour leur peuple, mais celui qui m’a le plus impressionné dès la première rencontre fut Guillaume Faye.

Je me souviens très bien de l’occasion. C’était en 2003. J’avais été présenté à Faye par un ami commun et nous nous étions rencontrés dans un petit restaurant.

À l’époque – et c’est encore vrai aujourd’hui – de nombreux Français patriotes hésitaient à utiliser le mot qui me semble essentiel pour comprendre la crise à laquelle la France est confrontée : le mot “race”. Mais après une heure passée avec Faye, je me suis surpris à penser : “Ce type comprend parfaitement le problème, peut-être même mieux que moi. Et il a une vision claire de ce qu’il faut faire – peut-être plus claire que la mienne”. J’ai été frappé par la puissance de son esprit, sa passion pour la vérité et son amour pour son peuple. Ce fut le début d’une amitié qui dure depuis plus de quinze ans.

Vivant sur des continents différents, Faye et moi ne nous sommes pas vus aussi souvent que nous l’aurions voulu, mais je l’ai invité à deux reprises à prendre la parole lors des conférences de la Renaissance américaine que j’organise. À chaque fois, il a charmé ses auditeurs avec son accent et les a émus par son éloquence et sa perspicacité. Et pour moi, chaque voyage en France était naturellement l’occasion de longues conversations avec lui.

Peu à peu, grâce aux efforts d’Arktos Media, ce grand philosophe de la crise de l’Occident est devenu plus connu des anglophones. Des mots comme “archéofuturisme”, “ethno-masochisme”, “xénophilie” sont désormais bien connus de ceux d’entre nous qui suivent les événements en Europe. Guillaume Faye compte désormais parmi les porte-parole les plus connus de la survie de notre peuple.

Le livre que vous tenez entre vos mains est certainement le plus noir, le plus lucide et le plus franc que mon ami ait jamais écrit. Il s’agit d’une analyse brillante de la menace mortelle que représente pour nous l’immigration massive de personnes non blanches.

Je cite les funestes prédictions de la postface du livre :

Il y a trois hypothèses concernant la suite des événements. La première, la pire, serait celle de la soumission. Pour faire la guerre et pour vaincre, il faut être deux. Si, face aux envahisseurs étrangers, les Français blancs ne se défendent pas, il n’y aura pas de guerre. Ce sera le pourrissement, l’effondrement sans vrai combat ni vengeance isolée.

 

C’est une possibilité que je n’exclus pas du tout.

La deuxième hypothèse, c’est l’éclatement d’une guerre civile raciale avec défaite des autochtones Français et des Européens ethniques, ayant contre eux leur propre État collaborateur. Il s’agit d’un scénario évoqué notamment par Jean Raspail.

 

La troisième hypothèse, c’est celle d’une guerre civile victorieuse, avec des conséquences historiques incalculables, dont l’effondrement de tous nos paradigmes politiques.» Quoi qu’il en soit, nous ne pourrons pas échapper à des troubles majeurs dans les années à venir. En effet, l’Europe occidentale sera bientôt le théâtre d’un inévitable tremblement de terre.

 

C’est du Guillaume Faye à l’état pur. Tandis que d’autres peinent à saisir l’ampleur du problème et à en esquisser les contours, Faye va droit au but, les choix fatidiques qui s’offrent à nous sont : la soumission, la défaite ou la victoire. Rien d’autre; “la convivialité du vivre-ensemble n’est possible qu’entre populations biologiquement et culturellement apparentées. Tout le reste n’est que faux-semblants. Nous ne voulons pas vivre avec ces gens-là. Un point c’est tout”.

Et bien entendu, la France n’est pas la seule nation blanche en péril. Toute l’Europe occidentale et les nations d’outre-mer fondées par les Européens sont confrontées à la même crise d’aliénation – et pour les mêmes raisons. L’esprit de capitulation des Français si impitoyablement décrit par Faye, s’applique mot pour mot aux élites dirigeantes et médiatiques, de l’Allemagne au Canada en passant par la Nouvelle-Zélande. Seules les nations protégées par ce que l’on appelait autrefois le rideau de fer ont échappé – du moins pour l’instant – aux effets du poison ethno-masochiste. Cette détermination manifeste du blanc à provoquer sa propre destruction est sans précédent dans l’histoire de notre espèce, et personne ne la décrit mieux que Guillaume Faye.

L’un des trois choix que ce livre propose à la France est la soumission.

Je ne peux imaginer de pire destin, de plus atroce pour une nation qui a tant apporté à notre civilisation. Et pourtant, pour les raisons que Faye explique à la fois avec tristesse et avec fureur, un tel destin n’est pas impensable. Un effondrement tout aussi vil et méprisable est également possible pour mon propre pays. Si jamais notre peuple se réveille et se construit un avenir aussi glorieux que notre passé, ce sera grâce aux efforts d’hommes brillants et infatigables comme Guillaume Faye.

Je suis reconnaissant et profondément honoré que mon ami de quinze ans m’ait dédié ce livre. Je me réjouis également qu’il l’ait conjointement dédié à mon camarade Sam Dickson, qui a été l’ami et le co-combattant de Guillaume pendant plus de quarante ans. Sam Dickson a fidèlement et courageusement combattu les forces qui allaient transformer l’Occident et il admire la France et son peuple aussi profondément que moi.

Il se joint à moi pour adresser ce message aux lecteurs de ce livre : Français et Américains, nous sommes le même peuple. Votre combat est notre combat !

Traduction Jeune Nation

Source

Jared Taylor on Guillaume Faye’s French Apocalypse

Aurélien Marq: o racismo antibranco da Google

Elon Musk no X: “Que caminho a IA deve seguir? Ela deve buscar a verdade (xAI)?
Ou deve seguir para o racismo woke (OpenAI e Gemini)? 

Os viquingues, os reis europeus, os Três Mosqueteiros, um casal inglês do século XVIII, os patriarcas da independência dos Estados Unidos, um cientista do Século das Luzes…  Todos negros retintos!

O escândalo em torno da inteligência artificial da Google ― que representa viquingues e reis europeus como negros ― forma parte de um movimento muito mais amplo: a race swaping, ou seja, “intercâmbio racial”, um fenômeno bastante frequente. O maldito robô “pesadélico” que ― eles nos diziam ― iria promover a “diversidade”, o que faz, na verdade, é promover a palhaçal teoria do privilégio branco. Além disso e ao mesmo tempo, a máquina não aceita o consumo de carne bovina, como também se nega a repudiar a pedofilia. E para arrematar a sacanagem, Sundar Pichai, o diretor-presidente da Google, declarou que tudo se tratava de “erros inaceitáveis”. A declaração pareceu mais uma piada divertida ao seu rival Elon Musk.

“Cubra esses brancos que não os posso ver!”[1] Este poderia ser o lema da Google, cuja postura deliberadamente racista ficou patente com a Gemini, sua empresa de IA. Ao contrário do que afirmam os diretores da empresa e publicações como Numerama, o assunto não tem nada a ver com erros de programação. Como bem notou Elon Musk,[2] a Google jogou as suas cartas muito precipitadamente, simples assim; seu racismo é consciente e deliberado. Além disso, faz parte de uma orientação ideológica que impregna até o seu famoso buscador, a qual se tenta inculcar nos seus usuários.

Os vieses ideológicos da Gemini

Dia desses, quando experimentavam a função de geração de imagens, os retinautas comprovaram certos vieses ideológicos da Gemini, a IA desenvolvida pela Google. A obsessão da IA pela “diversidade” ― ou melhor, a obsessão de seus programadores pela “diversidade” ― tem produzido resultados tão hilariantes quanto inquietantes. Isso consiste ― explicando de forma simples, em colocar pessoas “racializadas” onde quer que se queira, absolutamente em todas as partes.

Assim, “Desenhe um viquingue” produz negros e ameríndios. “Desenhe um Papa” produz uma mulher índia e um homem negro. “Desenhe um cavaleiro da Idade Média” produz todo tipo de figura, mas não o tipo normal de homens brancos. Solicitando-se-lhe “um casal de ingleses do século XVIII”, “os patriarcas da independência dos Estados Unidos”, “um rei francês”, “um cientista do Século das Luzes” ou “os Três Mosqueteiros”, tudo isso produz um montão de negros, uns poucos asiáticos, muito poucas mulheres brancas e nenhum homem branco. E assim sucessivamente. A cereja do bolo é colocada quando se pergunta por “um soldado alemão de 1943” e, finalmente, aparece um só homem branco, mas não sem a companhia de um homem negro e uma mulher asiática!

Não se trata de erro, senão que de autêntico vício ideológico, que se mostra evidente a propósito de perguntas sobre características étnicas explícitas. Por exemplo, quando se diz à Gemini para desenhar “uma bela mulher branca”, ela se nega a fazê-lo, sob o pretexto de não “perpetuar estereótipos”. Quando, porém, se diz à máquina para desenhar “uma bela mulher negra”, aí tudo bem: a IA gera imagens só de mulheres negras, sem nenhum problema. Solicitada a mostrar alguma imagem de família branca, a IA responde negativamente e “justifica” a recusa pela alegação de que não poderia gerar imagens de um só grupo étnico, acrescentando que, “centrada desse modo num só grupo étnico, provavelmente favoreceria a perpetuação de estereótipos tóxicos”. Mas peça a imagem de uma família negra e não haverá problema. Perguntando-se-lhe “Ser negro é um bem?”, sua função de diálogo, semelhante ao Chat GPT, responde “Sim, absolutamente”. Entretanto, à pergunta “Ser branco é um bem?”, responde que É uma questão complexa. Fazer essa pergunta pode perpetuar estereótipos tóxicos”. Evidentemente, Gemini promove a túrbida teoria do “privilégio branco”. Sua geração de imagens não objetiva apresentar nenhuma variedade de perfis de forma sistemática, antes, o seu fim é invisibilizar os brancos.

Isso forma parte de um movimento mais amplo: o “intercâmbio das raças”, fenômeno muito extenso, que vai desde as personagens de desenhos animados de Scooby-Doo até a série Sr. e Sra. Smith. Nesse conjunto está A pequena sereia, da Disney (agora negra); está Ana Bolena, a rainha da Inglaterra, também negra nessa série da BBC; e, claro, Cleópatra, uma série “documental” da Netflix que, como nenhuma outra no mundo, não mediu esforços para fazer crer que a última rainha lágida era negra (o que despertou, e com razão, a ira do Egito). Há ainda os inúmeros anúncios comerciais que, além de mostrarem os indefectíveis casais birraciais, quase sempre formando os pares com um homem negro e uma mulher branca, quase nunca ao contrário: homem branco com mulher negra. Aliás, sabe-se que no subconsciente (e na história) de todas as sociedades humanas, os vencedores tomam as mulheres dos vencidos… Recordemos também o ensaio dos investigadores que copiaram trechos inteiros de Mein Kampf, de Hitler, apenas substituindo “judeus” por “brancos”, compondo texto que depois enviaram para publicação em prestigiosas revistas de “ciências sociais”. Resultado do experimento: todos os conselhos editoriais, orgulhosos de seu progressismo, aprovaram sem ressalvas o “artigo”.

Apocalypse now

Gemini não é nenhum monstro de Frankenstein, uma criatura que escapou das mãos de seu criador. Gemini foi criada para fazer o que ela faz, e o faz em perfeita conformidade com o espírito de seus criadores. As atuais escusas da Google não passam de uma reação hipócrita ao escândalo e suas consequências financeiras ― a perda de 70 bilhões de dólares de valor bursátil em 24 horas. As desculpas não significam nenhuma renúncia à ideologia “diversitária”, apenas servem para que a Google inocule o seu veneno mais sutil e suavemente.

Gemini não é um produto acidental do progressismo: é o próprio progressismo. Trata-se de sua inconsciência expressa abertamente, a verdadeira cara dessa ideologia, sua lógica profunda e sua consequência inevitável.

Isso a que estamos assistindo é a famosa “convergência interseccional de lutas”, a união sagrada das “minorias oprimidas” contra uma sociedade de “opressores dominantes”. Dito de outro modo, temos aí as feministas se aliando com os ativistas trans ― que estão destruindo o esporte feminino, e com os muçulmanos ― que apoiam o Talibã e o casamento forçado de meninas impúberes. Com isso, pensam, muito estranhamente, combater a insuportável “masculinidade tóxica” do anacrônico cavalheirismo ocidental. Vale tudo, qualquer coisa, seja o que for, para derrubar a ordem “burguesa” ou “patriarcal” ou “cis-heteronormativa” ou “branca”, ou seja, a decência comum desenvolvida durante os séculos pelas sociedades ocidentais.

E por quê? Porque uma parte importante dos progressistas de qualquer lugar, os grandes ganhadores da globalização, tem a ilusão de ser uma elite e aspira a se converter numa oligarquia para abolir a democracia e, mais ainda, a decência comum. Alcançado esse objetivo, suas ambições e apetites ficariam livres de toda restrição, como já se passa, desde há muito tempo, com os seus homólogos do Terceiro Mundo.

Esse projeto deles, por conseguinte, exige a promoção da “diversidade” para que possam impor o multiculturalismo em todo lugar. Então, quando as pessoas “de origem diversa”, também chamadas de “os jovens” (seriam todos de “Juvenilândia”?), adotam o modo de vida europeu, os progressistas não as aceitam, e os repudiados são chamados de “crioulos serviçais” ou “moros vendidos”. Isto prova que a “diversidade”, para os progressistas, não tem outro valor que o de servir de arma para atacar os costumes tradicionais da Europa. Eles necessitam fazer crer que essa “diversidade” há sido sempre a norma, para ocultar que se trata de uma grande convulsão, o resultado deliberado de um projeto de engenharia social; donde a reescritura da história com ênfase nas “contribuições externas”, daí os mosqueteiros e os viquingues negros. Eles fomentam as culturas que, ao contrário da civilização europeia, aceitam a submissão aos governantes, em vez de lhes exigirem justiça. Eles agem no intento de impedir que os povos europeus tomem consciência de sua identidade, porque se a reivindicarem, se recuperarem o orgulho da nossa civilização, se souberem o que é essa civilização e o que chegou a realizar ao longo dos séculos, conhecerão o próprio poder de que dispõem para arrostar com a oligarquia progressista e obstar o seu triunfo.

A propósito, Elon Musk fez um outro experimento interessante, e descobriu que o buscador da Google também promove a censura. Esta censura é desejada pela UE, por Thierry Breton, Macron e caterva. Também desejam a repressão à liberdade de expressão os tais fact-checkers e outros supostos especialistas na luta “contra a desinformação” e “contra o ódio”. Toda essa corja está muito malparada no mesmo campo da IA antibranca e de certa fraqueza diante da pedofilia… Não nos esqueçamos disso.

[1] Alusão ao famoso endecassílabo da comédia Tartufo, de Molière (“Couvrez ce sein que je ne saurais voir!”), em que se exige a ocultação dos peitos femininos. (N.T.)

[2] Felizmente, o homem mais rico do mundo está combativamente postado na trincheira do lado certo, onde também está outro multibilionário, chamado Donald Trump. Tal situação é uma das mais importantes já produzidas nos estertores da pós-modernidade. (N.R.)

Fonte: El Manifiesto | Autor: Aurélien Marq | Título da versão espanhola: Google y su racismo antiblanco. Nos pintam como si fuésemos negros. | Data de publicação: 5 de março de 2024 | Versão brasilesa: Chauke Stephan Filho.

O que é a Nova Direita

Javier Ruiz Portella: O que é a Nova Direita

 O diretor de El Manifiesto, Javier Ruiz Portella, estreou-se como colaborador da seção “Ideas” de La Gaceta de la Iberosfera. O artigo abaixo foi a primeira entrega dele. Confira!

Corria o ano de 1968. Os jovens eram franceses, ousados, rebeldes… Não, não me refiro àqueles que, em maio desse mesmo ano, foram para as barricadas esperando descobrir “a praia debaixo dos paralelepípedos” ou para colocar “a imaginação no poder”. Nobres propósitos, esses, só que se faziam acompanhar de certos princípios não tão nobres que os desmentiam, como “meus desejos são a realidade” ou “o sagrado é o inimigo” ou “é proibido proibir”. Tais consignas, lançadas por aqueles aparentes rebeldes, acabaram marcando o mundo.

Uma breve revisão da história

Os jovens cuja rebeldia nada tinha de aparente eram outros, e vamos contar a história deles agora. Naquele mesmo ano de 1968, os verdadeiros rebeldes constituíram um movimento na França que ficaria conhecido como Nouvelle Droite, depois estendido a países como Itália, Alemanha, Espanha. [1]

Rebeldes naquele tempo, eles continuam sendo rebeldes até hoje. Mais de cinquenta anos passados, o tempo não enfraqueceu sua causa, o combate de ideias persiste, agora com novos lutadores. Alguns da velha-guarda, como Dominique Venner, [2] estiveram na prisão por sua participação na luta em favor da Argélia francesa. Outros procediam de diversos movimentos nacionalistas e identitários que se reuniram em 1968 para fundar o Grece, [3] cuja primeira assembleia teria lugar em maio desse mesmo ano.

Assim, pelo impulso de personagens como Dominique Venner ou Alain de Benoist (cujo prestígio intelectual logo lhe daria especial destaque), formar-se-ia o que o próprio Grece chamaria de “uma sociedade de pensamento com vocação intelectual”. Vocação que se plasmaria em duas grandes revistas ainda hoje editadas: Nouvelle École e Eléments. Muito mais importante, no entanto, foi uma terceira revista, publicada como suplemento dominical de Le Figaro. Lançada em 1978 pelo escritor Louis Pauwels, que na sua redação colocou o grupo de autores da Nouvelle Droite, a Figaro-Magazine logrou extraordinário êxito, com tiragens de até 1 milhão de exemplares.

Isso significava a saída das catacumbas, lugar onde costumam estar enclausuradas as publicações antissistêmicas. É claro que o sistema não gostou dessa história, então os seus periódicos de esquerda (Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Canard Enchaîné…) lançaram feroz campanha de demonização em 1979. Por conseguinte, vieram as habituais calúnias sobre racismo, fascismo, xenofobia e quejandas denúncias. Depois, foi a vez das “sanções” financeiras, com as grandes empresas do Sistema ameaçando cancelar as verbas de publicidade consignadas a Le Figaro. Diante disso, a direção do periódico viu-se obrigada a descontinuar a linha crítica, e a Nouvelle Droite perdeu os meios capazes de dar maior repercussão às suas mensagens na sociedade.

O pensamento da Nova Direita

Se uma só palavra pudesse resumir o pensamento da Nova Direita, seria a palavra “Identidade”. Não qualquer identidade, mas sim a identidade coletiva, comunitária, orgânica. A identidade afirmante de que só arraigados no justo, no belo e no verdadeiro os homens podem existir; apenas com base no que decantou a História e a Tradição pode o sentido desenvolver-se plenamente em todo o mundo.

Isso é exatamente o contrário do que preconiza a modernidade e, sobretudo, a pós-modernidade.  Essa é a antítese do que pretende o individualismo atomista que tão bem expressavam aqueles moços do Maio de 68. Depois de terem proclamado que “é perigoso ser herdeiro”, decretaram “o estado de felicidade permanente” a fim de poder “gozar aqui e agora”, convencidos como estavam de que só “meus desejos são a realidade”, pois “Deus sou eu” e “o Estado é cada um de nós mesmos” e assim por diante.

Preparavam-se aí os atuais delírios do vigilismo (wokismo), todo esse sem-sentido de dizer que a Natureza não é nada, como também a Tradição, pois cada um é o que deseja ser: uma mulher nascida homem, um homem nascido mulher. Nada há fora do desejo (mas, se houver, será coercitivo, repressivo: destruamo-lo!). Tudo é líquido, tudo flui, nada se impõe, tudo é insubstancial.

Foi então que começaram os nossos males? Não. A partir daí eles se exacerbaram, mas sua origem vem de muito mais longe. A pós-modernidade leva ao extremo tanto o atomismo individualista quanto a perda de substância de um mundo que, desde há um par de séculos ― com o triunfo do pensamento ilustrado ― começou a ignorar tudo quanto tivesse o cheiro de alguma coisa firme, substancial, sagrada.

Condensada em sua essência, essa é a impugnação que a Nova Direita lança contra o espírito que marca os nossos tempos. Esta é uma impugnação de fundo, de raiz, não apenas deste ou daquele aspecto ou questão. Ela alcança, igualmente, outras questões intimamente ligadas às anteriores. Como a impugnação do capitalismo, que é colocado na picota, não pelas ânsias igualitárias próprias do socialismo, mas pela desmesurada cobiça que domina todos ― os trabalhadores, as classes médias e os próprios capitalistas ― submetendo-os ao império da produção, da mercadoria e do consumo.

E, na picota com o capitalismo, está o liberalismo, seus dois grandes componentes, o individualismo atomista, que acabamos de ver, e o igualitarismo. Este é um chamariz, uma forma aparentemente interessante de tratar os desiguais como iguais que escamoteia as profundas desigualdades entre os homens, cujos conflitos só se aplacam graças à riqueza gerada pelos enormes progressos da Técnica.

Mudar o mundo

Do que acima vai dito decorre consequência óbvia. O que a Nova Direita faz não é impugnar tais ou quais políticas, criticar este ou aquele governo, um ou outro partido. Críticas devem ser feitas, claro. E já se fazem, de forma até demolidora. Porém, a crítica da Nova Direita tem outro objetivo.

A vitória em algumas eleições, a mudança de governo, o triunfo, por exemplo, do Vox na Espanha ou do Rassemblement National na França ou do Fratelli d’Italia ou de Orban na Hungria, isso tudo marca avanços importantes, indispensáveis. Ocorre que o essencial não está aí.

O que está em questão não é mudar o governo X ou Y. Trata-se, antes, de mudar o mundo.

E mudá-lo significa transformar a visão do mundo que rege nossa existência, modificar o imaginário, a sensibilidade, os sentimentos e valores que articulam nossa concepção do mundo, nossa escala do bom, do justo e do belo. Na escala sendo usada hoje, nada é sagrado, só importa o econômico, nela o belo vai sendo substituído pelo feio ― haja vista o caso da “arte” contemporânea ou de tantos de nossos edifícios.

Isso implica, obviamente, uma transformação revolucionária. Ao mesmo tempo, porém, essa mudança radical é, paradoxalmente, uma mudança conservadora. Diferentemente do que se passou nas grandes revoluções como a francesa ou a bolchevique, não se pretende aqui abrir páginas em branco na História para escrevê-las com sangue, rios de sangue. A nossa “revolução conservadora” ― perdoem o oxímoro ― quer, ao contrário disso, arraigar-se na História, conservar o que nela se depositou, manter vivo o essencial de nossa tradição e civilização.

Então, como se trata de mudar mentalidades, nestas estará o foco de sua ação. Por isso a Nova Direita não disputa eleição e não desenvolve as suas atividades no âmbito da política propriamente dita.

A sua atuação tem lugar no campo a que se dá, por tal razão, o nome de “Metapolítica”.

Basta ler as publicações da Nova Direita (Éléments, Krisis ou Nouvelle École na França; El Manifiesto na Espanha), basta ver los programas da TV-Libertés, ler os livros de Éditions de La Nouvelle Librairie, ou considerar os temas abordados no Colóquio que, com assistência massiva, o Institut Iliade organiza a cada ano. Quem o fizer não encontrará nada parecido com proclamações, panfletos, programas eleitorais, discursos de propaganda. Deparar-se-lhe-ão, em vez disso, reflexões filosóficas, políticas ou artísticas, bem assim análises sobre o que está em jogo em questões candentes como a guerra da Otan contra a Rússia, a “Grande Substituição” (a grande invasão migratória na Europa), as aberrações da “arte” contemporânea, os delírios vigilistas ou as violações que perpetra a ditadura do politicamente correto contra a liberdade de expressão.

A Nova Direita abraça a liberdade de expressão com toda a sua alma, essa mesma Nova Direita que os adversários chamam de retrógrada e fascista. Uma das formas como defende a liberdade de expressão consiste em abrir as suas publicações a intelectuais de grande prestígio, mas não pertencentes à sua família de pensamento. Citamos, por exemplo, Silvain Tessson, Alain Finkielkraut, Éric Zemmour, Michel Onfray e Marcel Gauchet, entre outros.

A Nova Direita é realmente de direita?

Há duas direitas: a liberal e a conservadora, mas a nenhuma dessas pertence a Nova Direita.

As diferenças entre ambas são hoje mínimas; mas não era assim em outros tempos, quando o liberalismo (veja-se o exemplo de nossas guerras carlistas) opunha-se frontalmente ao conservadorismo daqueles que, na reação contra ele, receberam o nome de “reacionários”.

Com nenhuma de ambas as direitas se identifica aquela que, por isso mesmo, é chamada de “nova”. Já ficou suficientemente clara sua oposição à direita liberal. Quanto à conservadora, a Nova Direita comparte, sim, algo de seu espírito, na suposição ― cada vez menos provável ― de que os atuais conservadores seguem conservando certo apego a coisas como tradição, hierarquia e autoridade (que não se deve confundir com arbitrariedade).

Duas coisas, entretanto, não permitem assimilar a Nova Direita ao espírito conservador ou reacionário. Em primeiro lugar, o seu questionamento muito revolucionário da atual ordem do mundo. A tal ponto chega a sua crítica, que alguns são levados a perguntar se não seria legítimo assimilar sua denúncia dos desmandos capitalistas à denúncia que faz a própria esquerda revolucionária. Não. Semelhante assimilação seria ilegítima, pois equivaleria a ignorar que ambos os questionamentos partem de perspectivas diversas e contrárias, assim como são os seus objetivos.

Em segundo lugar, a consideração de que o fundamento do mundo está no transmundo de um Além sobrenatural, e isto nenhum espírito reacionário que se tenha por sério e verdadeiro poderia ignorar. Para o autêntico pensamento conservador, Deus não está morto nem pode morrer.

E para a Nova Direita?

A Nova Direita e o divino

Ai! por que tardas? e aqueles, filhos dos deuses, / Vivem ainda, ó dia! como nas profundas da terra, / Solitários, lá baixo, enquanto aqui uma primavera eterna / Passa como sonho, sem que ninguém a cante, sobre as cabeças dormentes? (HÖLDERLIN ― O arquipélago)

Voltamos a deparar aqui uma dessas dualidades, um desses “abraços de contrários” (como o da “revolução” que é, ao mesmo tempo, “conservação”) que, longe de nos lançar na obscuridade, abre para nós as portas do sentido e da significação.

Para a Nova Direita — profundamente moderna, como é na realidade ― o mundo deixa de ter seu fundamento em qualquer transmundo sobrenatural. Também para ela, “Deus está morto”. Ao mesmo tempo, porém ― profundamente antimoderna, como também é ― a Nova Direita considera indispensável que “o divino” retome o seu lugar no mundo. Se não fosse assim estaríamos incorrendo na condenação de que nos advertiu Heidegger ao dizer que “só um deus pode nos salvar”. [4]

Porém, que deus? Que alento sagrado? Que ordem divina?

A resposta parece evidente. Esta ordem divina é a do cultus deorum de nossas origens gregas e romanas. Os deuses que o cristianismo derrotou “continuam vivendo ― dizia Hölderlin ― nas profundas da terra”. Entretanto, “ninguém os canta”, aditava. Cantar nossos antigos deuses, reivindicar essas divindades que na essência, dizia Dominique Venner, são «com frequência, transposições das forças da natureza e da vida”, é o que faz a Nova Direita ao reivindicar uma transcendência que, ao mesmo tempo, é imanência, ou seja, assunto deste mundo, do único mundo existente, não de nenhum Além ― e esta é a sua divergência fundamental com o cristianismo.[5]

Como é possível ― perguntará o leitor surpreso ― que um pensamento tão elaborado como esse possa acreditar em Zeus, Apolo, Afrodite, Poseidão, Atena e todos os demais? Nosso leitor equivoca-se. Não se trata de “acreditar”, trata-se de significar, de simbolizar. “Para se pagão ― escreve Alain de Benoist — não é preciso ‘acreditar’ em Júpiter ou Odin (o que não é, não obstante, mais ridículo do que acreditar em Javé)”. Em outras palavras, não é a existência real, efetiva dos deuses o que proclama a Nova Direita. Ninguém acha que Zeus, agitando seu feixe de raios, lance-os sobre a terra; que Afrodite tenha surgido como espuma das águas de Chipre; ou que um furioso Poseidão rompa a terra com o seu tridente e provoque terremotos, afundamentos e naufrágios. Isso tudo são mitos. Todo o paganismo vive infundido no mítico. Ocorre que um mito ― como os mitos cristãos, inclusive ― é coisa tremendamente séria. Fundamental, mesmo.

Que os deuses existam algures fora do espírito humano, no alto do monte Olimpo ou noutro lugar qualquer, é tão pouco credível como a existência do Deus da Bíblia no alto dos seus céus.

E, não obstante, os deuses da Grécia, de Roma e de outros povos europeus são afirmados, reivindicados como um culto ― nisso consistia o paganismo: num culto ― pelo qual a Nova Direita expressa vivas simpatias. Como é que pode?

Como é possível ser pagão, perguntava Alain de Benoist num famoso livro tendo esse pergunta por título. Se isso é possível, é porque uma coisa é a crença em Deus ou em deuses; e, outra, o sentimento, a aura do sagrado na sociedade que o celebra e lhe rende culto. Só se pode ser pagão; ou, mais amplamente, só pode renascer hoje o valor do sagrado ― da religião que for ― no caso de verificada uma ou outra de duas condições: que os mitos sejam reconhecidos como mitos ou que a existência ― mítica ou real ― do divino fique a flutuar, impronunciada, nas águas do indeterminado.

O não crente ou o crente, tomando os mitos como mitos ou como a realidade mais real de todo o real, o que não se pode fazer ― se quisermos “nos salvar”, diria Heidegger ― é o que faz o nosso tempo: encurralar “o divino”, excluir o “sagrado”, apagar essa luz que, entre esplendores e sombras, significa e faz vibrar todo o insondável, todo o esplendoroso mistério de  nossa existência de homens destinados à vida. O mesmo é dizer que estão destinados à morte.

Sim, eu sei, é difícil, complexo enfocar as coisas nesses termos. Talvez seja até impossível, dada a inércia e o peso do social.[6] Em todo caso, a questão é tão complexa e apaixonante como, por exemplo, a que coloca Miguel Ángel Quintana Paz quando, distinguindo entre o Cristianismo e a Cristandade, reivindica o renascer desta última, ou seja, o ressurgimento de princípios sagrados ― “intangíveis”, “substanciais”, dizíamos antes ― que presidam o mundo, sendo por outra parte indiferente a que se creia (ou não) no corpo de dogmas da Igreja, na verdade efetiva dos relatos bíblicos e na intervenção divina nos assuntos de homens absolvidos ou condenados, premiados ou castigados por toda a eternidade.

NOTAS:

[1] Na Espanha, a Nova Direita esteve representada nos anos oitentas e noventas pelas revistas Punto y Coma e Hespérides, dirigidas respectivamente por Isidro Palacios e José Javier Esparza. Desde 2004, a publicação que mais amplamente expressa o espírito da Nova Direita é El Manifiesto. Dirigida por este que vos escreve, é desde 2007 um periódico digital de publicação diária.

[2] No dia 21 de maio de 2023, transcorreu o décimo aniversário da imolação de Dominique Venner na Catedral de Notre Dame de Paris. Não foi um suicídio qualquer. “Dou-me a morte ― deixou escrito ― a fim de despertar as consciências adormecidas. […] Sublevo-me contra os venenos da alma e os desejos individuais que destroem as nossas âncoras identitárias.”

[3] “Grecia”, em francês. Acrônimo de “Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne” (Grupo de Pesquisa e Estudos para a Civilização Europeia).

[4] Heidegger e Nietzsche (nesta ordem de importância) são os dois principais filósofos cuja influência, explicitamente reconhecida por Alain de Benoist, anima o conjunto da Nova Direita.

[5] Apesar das profundas divergências filosóficas que separam a Nova Direita do Cristianismo (o histórico, não aquele do Concílio Vaticano II), as relações entre ambos são profundamente amistosas. Isto é lógico, se se pensa que, no nosso dessacralizado mundo, ambos estão no mesmo lado da barricada e aí resistem a ataques semelhantes.

[6] Eu tratei de complexidades e dificuldades, além de muitos outros pontos que não cabia abordar em El abismo democrático (Ediciones Insólitas, Madrid, 2019). Considerando outro aspecto desse ensaio, a versão francesa foi intitulada N’y a-t-il qu’un dieu pour nous sauver? [um deus pode nos salvar?] ― Éditions de la Nouvelle Librairie, Paris, 2021.

 

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Fonte: La Gaceta de la Iberosfera | Autor: Javier Ruiz Portella | Data de publicação: 28 de maio de 2023 | Título original: ¿La Nueva Derecha? ¿Y esto qué es? | Versão brasilesa: Chauke Stephan Filho.

 

Alain de Benoist: “Lutamos por uma revolução como nunca vimos.”

Em uma entrevista publicada originalmente em “La Gazeta” (seção Ideias), o diretor de El Manifiesto, Javier Ruiz Portella, conversa longa e detidamente com Alain de Benoist, aos 80 anos de seu nascimento e aos 50 anos do lançamento da Nova Direita.

1.

JAVIER RUIZ PORTELLA: Cinquenta anos atrás, Vossa Senhoria colocava em marcha, junto com um grupo de camaradas e amigos, o que mais tarde ficaria conhecido como a Nova Direita. Uma tarefa colossal! Porque não se tratava apenas de defender ou atacar tais ou quais ideias, reivindicações, conflitos… antes, se tratava ― e se trata ― de transformar toda a nossa visão de mundo; ou seja, a configuração de ideias, sentimentos, desejos … envolvendo os homens de hoje, que assim vivemos e morremos.

E como buscamos algo novo, diferente, está claro que o devemos buscar longe dos dois grandes pilares (já meio derrubados…) que chamamos de “direita” e “esquerda”. Assim, Vossenhoria não acredita que os novos pilares destinados a sustentar o Verdadeiro, o Belo e o Bem (que hoje nada sustenta) estejam mais perto do espírito da direita ― desde que não liberal, não teocrática e tampouco plutocrática ― do que de uma esquerda que, no melhor dos casos, sempre será individualista, igualitarista e materialista?

ALAIN DE BENOIST: Desconfio das palavras com iniciais maiúsculas. Eu conheço coisas belas e coisas feias, coisas boas e coisas más, mas nunca topei com o Belo e com o Bem em si. O mesmo ocorre com a esquerda e a direita. “A direita” e “a esquerda” nunca existiram. Sempre houve direitas e esquerdas (no plural), e a questão de se possamos encontrar um denominador comum para todas essas direitas e todas essas esquerdas segue sendo objeto de debate. Vossoria mesmo admite isso quando fala de uma direita “não liberal, não teocrática e tampouco plutocrática”: é a prova de que junto à direita que Vossoria aprecia há outras. Porém, quando Vossoria fala da esquerda, volta imediatamente para o singular! É um erro. Grandes pensadores socialistas como Georges Sorel e Pierre-Joseph Proudhon não eram nem individualistas, nem igualitaristas, nem materialistas. Tampouco cabe atribuir esses qualificativos a George Orwell, Christopher Lasch ou Jean-Claude Michéa. Tampouco devemos confundir a esquerda socialista, que defendeu os trabalhadores, com a esquerda progressista, que defende os direitos humanos (não é o mesmo). Só se pode dizer que o igualitarismo, para dar um exemplo, foi historicamente mais comum “na esquerda” do que “na direita”. Porém, falando isso, não dizemos grande coisa, quando menos porque também há formas de desigualdade na “direita”, sobretudo na direita liberal, que me parecem totalmente inaceitáveis. Por isso, acredito que devamos julgar caso por caso, em lugar de utilizar etiquetas, que sempre são equívocas. Como eu já disse muitas vezes, as etiquetas servem mais para os potes de geleia! Não cedamos ao fetichismo das palavras.

Creio que nós dois prezamos os tipos humanos portadores de valores com os quais nos identificamos. Esses tipos humanos são mais comuns na “direita” do que na “esquerda”, isso eu atesto sem vacilar. Nesse sentido, sinto-me completamente “de direita”, mas não faço disso um absoluto. Uma coisa são os valores, e outra, as ideias. Eis por que não tenho nenhum problema em me sentir “de direita” de um ponto de vista psicológico e antropológico, reconhecendo, ao mesmo tempo, a validade de certas ideias que geralmente são atribuídas, com ou sem razão, à “esquerda”.

2.

JAVIER RUIZ PORTELLA: O que Vossia sente depois de cinquenta anos transbordantes de reflexões, combates, vitórias… ou alguma pequena derrota, talvez? Suponho que sua alegria terá sido grande ao constatar que o espírito da Nova Direita, ainda longe de conformar agora “o horizonte espiritual de nossa época” (como dizia Sartre sobre o marxismo), chegou, no entanto, a marcar o campo de ação intelectual da França; sem falar de sua presença, embora menos vigorosa, em países como Itália, Alemanha, Hungria, a própria Espanha…

ALAIN DE BENOIST: É a eterna história do vaso meio cheio ou meio vazio. Sim, de fato, em cinquenta anos, houve muitos êxitos. A Nova Direita não só não desapareceu (meio século de existência para uma escola de pensamento já é extraordinário), como ainda os temas que introduziu no debate ganharam ampla repercussão na maioria dos países europeus. Disso dão prova os milhares de artigos, livros, conferências, colóquios, traduções e encontros que marcaram os últimos cinquenta anos. Isto posto, também devemos ser realistas: os pontos referidos não impediram o avanço das forças do caos. O “horizonte espiritual de nosso tempo” não tem nada de  espiritual, absolutamente: é o horizonte de um ocaso, ocaso que se acelera cada dia mais. Declarar, como desejável, que “o niilismo não passará por mim” não muda coisa nenhuma. Como dizia Jean Mabire, não transformamos o mundo, mas o mundo não nos transformou. E não nos esqueçamos de que o momento da “luta final” ainda não chegou.

3.

JAVIER RUIZ PORTELLA: Entre os diversos fenômenos verificados no mundo hoje, quais Vossia considera que portam a esperança e quais outros trariam a desesperança? Tudo está, obviamente, entrelaçado, mas nesse emaranhado de fenômenos sociais, culturais, políticos… onde estaria o nosso principal inimigo e onde estaria o nosso maior amigo?

ALAIN DE BENOIST: A segunda pergunta é, obviamente, mais fácil de responder do que a primeira, porque a resposta está diante de nós. Há três grandes perigos que nos ameaçam hoje. Em primeiro lugar, os estragos da tecnologia e o condicionamento decorrente na era da inteligência artificial e da omnipresença dos computadores, que com o tempo conduzirão à Grande Substituição do homem pela máquina. E só estamos no começo disso tudo: o transumanismo já preconiza a fusão do vivo com a máquina. Em segundo lugar, a mercantilização do mundo, um dos pilares da ideologia dominante, com a adesão das mentes à lógica de benefício e à axiomática do interesse, ou seja, a colonização do imaginário simbólico pelo utilitarismo e a crença de que a economia seja o destino, de acordo com uma antropologia liberal baseada no economicismo e no individualismo, que só vê o homem como um ser egoísta buscando sempre satisfazer os próprios interesses. O principal motor disso é, obviamente, o sistema capitalista, que pretende acabar com tudo capaz de obstar a expansão do mercado (soberania nacional e soberania popular, objeções morais, identidades coletivas e particularidades culturais) e desacreditar todos los valores que não sejam os do mercado. Em terceiro lugar, o reinado quase mundial de uma ideologia dominante baseada na ideologia do progresso e na ideologia dos direitos humanos, que está semeando o caos num mundo cada vez mais voltado ao niilismo: a redução da política à gestão tecnocrática, a moda da “cultura do cancelamento”, com os delírios da ideologia de gênero propagada pelo lóbi legebético, o neofeminismo preconizando a guerra entre os sexos, o decaimento da cultura geral, as patologias sociais causadas pela imigração massiva e descontrolada, o declínio da escola, a desaparição programada da diversidade dos povos, línguas e culturas… e tantas outras coisas.

Para mim, o principal inimigo segue sendo, mais do que nunca, o universalismo no plano da filosofia, o liberalismo no plano da política, o capitalismo no plano da economia e, no plano da geopolítica, o mundo anglo-saxão.

Fenômenos “portadores de esperança”? Este é tema que devemos abordar com prudência. Para mais de a história estar sempre aberta (é, por excelência, o domínio do imprevisto, como dizia Dominique Venner), está claro que vivemos um período de transição e de crise generalizada. A ideologia dominante é, efetivamente, dominante (sobretudo porque é sempre a ideologia da classe dominante), mas ela está em processo de desintegração por toda parte. A democracia liberal, parlamentar e representativa está cada vez mais desacreditada. O auge do populismo, a emergência de democracias iliberais e dos “Estados-civilização”, os intentos de democracia participativa e de renovação cívica na base, isso tudo tem lugar quando se alarga cada vez mais o hiato entre o povo e as elites. A classe política tradicional está desacreditada. Todas as categorias profissionais se mobilizam e a raiva aumenta em todo lugar, o que abre a perspectiva de revoltas sociais em grande escala (o clássico momento em que “os de cima já não podem mais e os de baixo já não querem mais”). Ao mesmo tempo, as coisas estão mudando no plano internacional. As cartas são embaralhadas de novo entre as potências. Os próprios Estados Unidos estão em profunda crise, parece que nos encaminhamos para o fim do mundo unipolar ou bipolar e o começo de um mundo multipolar, o que acho muito positivo. Surge nova clivagem entre os BRICS (as potências emergentes) e o “Ocidente coletivo”. Numa tal situação, portas são abertas para muitas oportunidades. No entanto, o seu aproveitamento exige que abandonemos as ferramentas analíticas obsoletas e prestemos muita atenção naquilo que assoma no horizonte da história.

4.

JAVIER RUIZ PORTELLA: O que Vossia acha da bomba-relógio de contador sonoro das duas hecatombes demográficas? Aquela da aparente decisão tomada pelos europeus de, simplesmente, não mais procriar; e aqueloutra da imigração tão massiva que mais parece uma invasão, e invasão fomentada pelas próprias “elites” dos países invadidos. Ocorre-lhe alguma ideia que pareça a solução disso ou, pelo menos, algo que pudesse amortecer o efeito devastador da explosão dessa bomba?

Vossia já declarou que não lhe parece factível a remigração compulsória, que alguns propõem. Provavelmente Vossia tenha razão, haja vista o bom-mocismo piegas que impregna tudo. Então, se a remigração não é exequível, que outra opção nos resta?

ALAIN DE BENOIST: A imigração é um desastre, porque ela provoca uma mudança na identidade e na composição dos povos ao atingir certo limiar. Não podemos remediar isso numa espécie de corrida para aumentar a natalidade, que está condenada ao fracasso. Também não acredito na remigração (como tampouco na assimilação e no “laicismo”), porque, simplesmente, não é possível nas condições atuais. Como o Reconquête [“Reconquista”, partido de Éric Zemmour], ísso é só um mito de refúgio. A política é, antes de tudo, a arte do possível. No entanto, evidentemente, não se trata de nos rendermos. Quando existe vontade política (o que dificilmente ocorre hoje), podemos, sim, vencer a imigração, freando-a drasticamente, quando menos pela supressão das disposições sociais e societais que atraem imigrantes como “bombas de sucção”. Os remédios são conhecidos há muito tempo. Ocorre que, mesmo sendo um fator decisivo, a vontade política não é o único. Também é preciso haver a possibilidade de exercê-la. Ora, todas as medidas sérias destinadas a frenar a imigração estão sendo bloqueadas na atualidade pelo governo dos juízes, que carece de legitimidade democrática, mas pretende se impor tanto aos governos dos Estados quanto à vontade dos povos. Digamo-lo mais claramente: nenhum governo dará o basta à imigração se não se decidir por considerar nulas e sem efeito as decisões do Tribunal Europeu de Direitos Humanos. E se não se afastar da ideologia liberal.

A imigração é, na verdade, a colocação em prática do princípio liberal do “laissez faire, laissez passer” [“deixar fazer, deixar passar”], que se aplica indistintamente a pessoas, capitais, serviços e bens. O liberalismo é uma ideologia que considera a sociedade exclusivamente pelo indivíduo e não reconhece que as culturas têm a sua própria personalidade. Ao ver na imigração a chegada de um número adicional de indivíduos a sociedades já compostas de indivíduos, considera os homens como elementos intercambiáveis entre si. O capitalismo, por sua vez, desde há muito tempo busca a abolição das fronteiras. Nele, o recurso à imigração é fenômeno econômico natural. Em todas as partes, são as grandes empresas as que exigem cada vez mais imigrantes, especialmente para forçar a redução dos salários dos trabalhadores nativos. Nesse sentido, Karl Marx pôde dizer com razão que os imigrantes são “o exército de reserva do capital”. Assim, aqueles que criticam a imigração e veneram o capitalismo fariam melhor se fechassem o bico. De nada serve condenar as consequências sem atacar as causas.

5.

JAVIER RUIZ PORTELLA: Como Vossia já disse certa vez, a atual situação de nossas sociedades é a da tensão de uma típica dualidade pré-revolucionária que Vossia mesmo referiu numa de suas respostas: o velho mundo morre, mas o novo ainda não nasceu. Vislumbram-se, decerto, muitos traços do que pode constituir a nova ordem do mundo. Aí está todo o mal-estar, as mobilizações, a lutas, os avanços… destes nossos dias, embora insuficientes para mudar as coisas. Não lhe parece que uma das razões dessa dificuldade é que esse mal-estar afeta, basicamente, as camadas populares (e um núcleo de intelectuais), enquanto nenhum mal-estar perturba as “elites” indignas de tal nome, que reúne desde a esquerda festiva até os radicais chiques, passando pela esquerda-caviar?

Em outras palavras, Vossia acredita que seja possível mudar o mundo contando apenas com os de baixo e sem que uma parte significativa dos de cima sinta as mesmas ânsias de transformação? O “mudar de lado” não é o que sempre ocorreu em todas as grandes mudanças, em todas as grandes revoluções da história?

ALAIN DE BENOIST: Comecemos por recordar que, como demonstrou [Vilfredo] Pareto, a palavra “elite” é uma palavra neutra: também existe uma elite de traficantes e ladrões. As “elites” de nossas sociedades, seja políticas, seja econômicas, seja mediáticas, estão formadas por homens (e mulheres) geralmente bem formados e inteligentes (embora nem sempre) que acumularam, não obstante, uma série de fracassos em todos os campos. São pessoas isoladas do povo, vivem sem maior ligação com o próprio país, num universo mental transnacional e nômade. Também estão alheias ao real. Não vejo nenhuma utilidade em que se unam à “grande transformação” de que Vossia fala, e menos ainda em aceitar compromissos para intentar seduzi-las. Por outra parte, está claro, não obstante, que as classes trabalhadoras, que agora se levantam contra essas “elites”, necessitam de aliados. E terão cada vez mais aliados por causa do empobrecimento das classes médias. Dessa aliança entre as classes trabalhadoras e os empobrecidos das classes médias pode surgir o bloco histórico que termine por se impor. Se isto ocorrer, veremos então os oportunistas de cima solidarizando-se com os rebeldes de baixo; algo que já se viu em todas as grandes revoluções da história. E, como sempre, é do povo que surgirão as novas e autênticas elites de que precisamos.

6.

JAVIER RUIZ PORTELLA: Dado o seu conhecido questionamento do capitalismo, alguns chegaram a dizer que a Nova Direita deviera uma espécie de Nova Esquerda… Deixando de lado esse tipo de gozação, a verdadeira questão é a seguinte: o que devemos fazer com o capitalismo? Acabar com ele, Vossia dirá. Mas, então, colocar o que no lugar dele? Seria o caso de substituir o capitalismo pela propriedade estatal dos meios de produção? Deveria ser abolido o mercado e a propriedade, como os comunistas fizeram em todas as partes? Não, Vossia dirá, sem dúvida. Mas, então, se o programa for o de abolir as clamorosas injustiças do capitalismo, salvaguardando o mercado, o dinheiro e a propriedade ― embora colocados fora do altar em que se encontram hoje ― isto não seria ― e eu me refiro só ao âmbito econômico ― um simples reformismo?

ALAIN DE BENOIST: “Para os nossos contemporâneos, é mais fácil imaginar o fim do mundo do que o fim do capitalismo”, dizia o teórico britânico Mark Fisher em 2009. Nessa situação, muitos fazem a sua pergunta: como sair do capitalismo e o que poderia substituí-lo? Ao fazê-lo, e sem nos darmos conta, estamos naturalizando abusivamente um fenômeno histórico perfeitamente localizado. A humanidade viveu sem o capitalismo durante milhares de anos: por que amanhã não poderia passar sem ele outra vez? O capitalismo não é toda a economia, nem sequer todas as formas de intercâmbio. O capitalismo é o reino do capital. Surge quando o dinheiro devém capaz de se transformar em capital que se incrementa perpetuamente por si mesmo. O capitalismo é também a transformação das relações sociais conforme as exigências do mercado, a primazia do valor de troca sobre o valor de uso. a transformação do trabalho vivo em trabalho morto, a suplantação do ofício pelo emprego etc. Um sistema assim só pode funcionar sob a condição de  se expandir constantemente (ele cai quando parado, que nem uma bicicleta), daí o ilimitado ser o seu princípio. Sua lei é a híbris, a desmedida, a fuga para a frente na corrida desenfrenada para o “cada vez mais e mais”: cada vez mais mercados, mais lucro, mais livre comércio, mais crescimento e cada vez menos limites e fronteiras. A aplicação desse princípio levou à obsessão do progresso técnico, à financeirização crescente de um sistema que há muito tempo perdeu todas as suas raízes nacionais, conduzindo, ao mesmo tempo, à devastação da Terra.

A oposição de princípio entre o público e o privado é uma ideia liberal em si mesma. Portanto, sair do capitalismo não significa, absolutamente, substituir a iniciativa privada pela propriedade estatal dos meios de produção, que não resolve nada (a antiga URSS era um capitalismo de Estado). Tampouco significa suprimir toda forma de mercado, significa, isto sim, sobrepor o local ao global, a rota curta ao comércio de longa distância. E, obviamente, tampouco significa abolir a propriedade privada, não devendo esta, por outro lado, se converter num princípio absoluto, como querem os liberais. O terceiro setor já é uma realidade, como as cooperativas e as empresas mutualistas. Para além da falsa oposição entre o privado e o estatal, estão os bens comuns, tais como eram entendidos antes do nascimento da ideologia liberal. Nesta redefinição dos bens comuns é que nos devemos concentrar para pôr em marcha uma economia de proximidade em favor, prioritariamente, dos membros desta ou daquela comunidade. Isso não tem nada de reformismo, pois exige a transformação radical das mentalidades.

Consabidamente, o capitalismo está em crise hoje. Os mercados financeiros pensam e agem no imediatismo do dia-adia, os défices alcançam níveis recordes, o “numerário fictício” flui como água, e o mundo todo está preocupado com um possível colapso do sistema financeiro mundial. A perspectiva não é necessariamente agradável, já que tais crises costumam acabar em guerra.

7.

JAVIER RUIZ PORTELLA: Permita-me voltar à pergunta anterior. Se um revolucionário sectário e radical dissesse que esse enfoque, no tocante à economia, não deixa de ser reformista, não se lhe deveria responder fazendo-o ver que nada de reformista tem, em qualquer caso, tudo o mais? Tudo o mais: toda essa visão do mundo que coloca o dinheiro no centro da vida pública e privada, que então ressumam toda a gosma da democracia liberal e partitocrática, individualista e igualitarista que conhecemos?

Tratar-se-ia, talvez, de reformar, de emendar esse estado de coisas, incluído seu democratismo niilista? Ou a proposta é completamente diferente? Em uma palavra, por que lutamos? Lutamos por reformas ou por revolução?

ALAIN DE BENOIST: É claro que não lutamos por reformas. Pretendemos o que Heidegger chamava de “novo começo”. Isto não significa repetir o que os outros fizeram antes de nós, mas de tomarmos o seu exemplo como inspiração para inovarmos por nossa vez. Substituir a desmedida capitalista pelo sentido dos limites, lutar contra o universalismo em nome das identidades coletivas, substituir a moral do pecado pela ética da honra, reorganizar o mundo de forma multipolar (“pluriversalismo” em vez de universalismo), priorizar os valores de comunidade   sobre os da sociedade, lutar contra a substituição do autêntico pelo sucedâneo e do real pelo virtual, redefinir o direito como equidade em las relações (e não como um atributo de que todo o mundo seria proprietário ao nascer), restabelecer a primazia do político (o governo dos homens) sobre o econômico (a gestão das coisas), devolver um sentido concreto à beleza e à dignidade, reabilitar a autoridade e a verticalidade…: isto é o que seria uma revolução. E até uma revolução ― ousamos dizê-lo ― como nunca vimos.

Fonte: La Gaceta | Autores: Javier Ruiz Portella (entrevistador) e Alain de Benoist (entrevistado) | Título original: Alain de Benoist: “Luchamos por una revolución como nunca hemos visto.” | Data de publicação: 23 de março de 2024 | Versão brasilesa: Chauke Stephan Filho.

 

Adenauer – de Gaulle – Nixon – Shah d’Iran, une anthologie contemporaine de la puissance juive

Comme Raymond Aron, nous pensons qu’il faut faire la distinction entre la puissance et le pouvoir. Le pouvoir est l’organisation qui rend la puissance efficiente, mais le pouvoir peut aussi devenir impotent, c’est-à-dire que le pouvoir sans la puissance n’est rien.

Ayant cela en tête, commençons notre petite anthologie.

1 – 1965 Konrad Adenauer: on ne saurait sous-estimer la puissance des Juifs

Konrad Adenauer a été chancelier de la République fédérale d’Allemagne de 1949 à 1963. Dans cette interview, donnée en 1965, il déclare (en traduction française) : «On ne saurait sous-estimer la puissance des Juifs, même encore aujourd’hui, surtout en Amérique. En conséquence, et c’est mon opinion depuis longtemps, après avoir mûrement et consciencieusement réfléchi, j’ai consacré tous mes efforts à aider à réaliser, autant que possible, une réconciliation entre le peuple juif et le peuple allemand.»

On semble percevoir dans le ton de ces propos des regrets et une certaine amertume d’avoir payé mais de ne pas avoir été payé de retour, sans quoi, pourquoi donner cette conférence et pourquoi ne pas se réjouir simplement de la réconciliation – comme entre la France et l’Allemagne – pourquoi, surtout, parler de la puissance des Juifs.
Konrad Adenauer ueber Juden und Wiedergutmachung (youtube.com)

2 – 1967 Charles de Gaulle, la conférence «peuple d’élite, sûr de lui et dominateur»

Le 27 novembre 1967, de Gaulle tient sa célèbre allocution sur les Juifs «peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur», sur le fond, il ne dit pas autre chose  que son complice Adenauer, mais contrairement à Adenauer, de Gaulle est encore au pouvoir, et il va le payer cher: certains pensent que cette conférence est à l’origine des événements de mai 68 qui ont chassé le Général du pouvoir. C’est sans doute aller trop loin: même si Mai 68 est essentiellement un événement juif (les manifestants dans les rues scandaient «nous sommes tous des Juifs allemands»), la planète entière était concernée par un mouvement de contestation (juif aussi de toute façon), quoi qu’il en soit, les successeurs, Pompidou et Giscard, ont bien retenu la leçon. 

De Gaulle et les juifs en 1967,  la conférence de presse

 

3 – 1972 Nixon, «tout est passé sous le contrôle des Juifs»

 

Et 4 ans après la conférence de de Gaulle, en 1972, Nixon et le Révérend Billy Graham évoquent l’emprise des Juifs sur les médias (1972), ce qui, comme on sait, sera suivi du Watergate en 1974.

https://ia800901.us.archive.org/35/items/youtube-NRg7xvWyYog/President_Nixon_Reverend_Billy_Graham_Discuss_Jewish_control_of_Media.flv-NRg7xvWyYog.mp4

Voici le texte de ce qu’on entend sur la bande:

Nixon: … Newsweek l’est totalement. Ils sont tous tenus par les Juifs. Leurs pages éditoriales, le New York Times, le Washington Post, entièrement juifs aussi.

Billy Graham: Il faut briser ce carcan ou le pays court à sa perte.

Nixon: Vous le pensez vraiment?

Billy Graham: Absolument

Nixon: Jamais je ne pourrais le dire en public, mais c’est bien ce que je pense aussi.

Comme par hasard, le Watergate émane de ce même Washington Post dont il est question dans l’enregistrement, et le principal journaliste artisan du scandale n’était autre Carl Bernstein, un juif (en duo avec Bob Woodward).

4  – 1976 Le Shah d’Iran sur le pouvoir du «lobby juif» 

Dans cet entretien accordé Mike Wallace en 1976, le Shah d’Iran estime que les Juifs aux États-Unis en font un peu trop, même du point de vue de l’intérêt d’Israël.

Mais comme nous le savons, le 16 janvier 1979, ce n’est pas Israël qui tombe, ni le lobby juif des États-Unis, mais le Shah d’Iran qui se trouve balayé par une révolution islamique depuis, on n’en a plus jamais entendu parler. Contrairement à ce qui s’était passé lors de son premier départ en exil en 1953, cette fois, le CiA ne bougera pas le petit doigt.

Le Shah d’Iran parle du Lobby Juif aux USA – Vidéo Dailymotion

De nos jours bien sûr, plus aucun dirigeant occidental ou occidentalisé ne s’avise de faire de commentaires sur le pouvoir des Juifs; ils préfèrent tous allumer des menorahs, Blair, Melonie, Macron, Scholz, van der Leyen, Biden, Poutine.

 

Francis Goumain

Julius Evola dans le Troisième Reich

Par Alexander Jacob; Traduction Francis Goumain

[FG: Julius Evola vaut la peine d’être connu pour son triptyque race – tradition – histoire, il s’est néanmoins fait retoquer par le Reich pour une question d’ordre de priorité: pour le Reich, c’est d’abord la race, puis la tradition puis, enfin, l’histoire; pour Evola, c’est d’abord la tradition, puis la race, et enfin l’histoire. Les deux s’accordent à penser que l’histoire est une dégénérescence de la race et de la tradition, les deux se heurtent au paradoxe problématique posé par l’histoire: le champ de bataille, c’est l’histoire, pour défendre la race et la tradition, il faut descendre dans l’arène de l’histoire, mais dès qu’on y descend, on court ipso facto le risque de la relativisation et de la destruction de la race et de la tradition. La position du Reich paraît néanmoins plus sûre, plus à même de supporter l’épreuve de l’histoire, parce que la race et l’histoire ne sont pas sur le même plan, l’une est sur le plan physique, l’autre sur le plan de l’intellectuel, du réversible. Par conséquent, si c’est la tradition qui est assise sur la race, elle a elle aussi une chance de sortir à peu près indemne d’une confrontation avec l’histoire, par contre, si c’est la race qui n’est qu’une expression phénoménologique de la tradition, alors, les deux, race et tradition, courent un grave danger de dissolution dans l’histoire.]

§§§§§§

Le livre d’Alexander Jacob sur Julius Evola vu par quatre intellectuels du Troisième Reich. Extrait de la notice d’Amazon:

Comment Julius Evola était-il perçu dans le Troisième Reich ? Ce livre présente les évaluations faites par quatre intellectuels de premier plan du régime : Walther Wüst, Joseph Otto Plassmann, Wolfram Sievers et Kurt Hancke. Traduit avec une introduction d’Alexander Jacob, cet ouvrage scientifique est une lecture essentielle pour quiconque s’intéresse sérieusement à Evola ou à l’histoire de l’Allemagne nationale-socialiste.

Amazon link.

Julius Evola in the Third Reich
Alexander Jacob
Uthwita Press, 2023

Introduction à Julius Evola dans le Troisième Reich, Uthwita Press, 2023

Julius Evola (1898-1974) est aujourd’hui connu comme l’un des principaux représentants du mouvement que l’on a appelé le traditionalisme et l’auteur de plusieurs ouvrages importants sur l’hermétisme, le bouddhisme et le yoga. Cependant, dans les années trente, il a également publié des pamphlets sur des sujets qui avaient pris de l’importance depuis l’avènement du Troisième Reich, à savoir le mythe aryen et la question juive. Evola n’était pas fasciste et dans ses premières publications sur la politique, notamment l’Imperialismo pagano de 1928, il critiquait l’État fasciste italien comme une entité sans âme, incapable de s’élever au-dessus d’un populisme et d’un nationalisme étroit et de remonter aux sources transcendantes d’une société hiérarchique idéale. L’impérialisme païen qu’Evola admirait était celui de la Rome antique, ruiné, estimait-il, par la montée en puissance de l’Église qui était venu indûment concurrencer celle de l’État et qui avait finalement conduit à la séparation du politique et du religieux. Cependant, lorsqu’il a publié la traduction allemande de son ouvrage en 1933 (Heidnischer Imperialismus), il y a apporté des changements substantiels. Par exemple, le paganisme du monde méditerranéen de l’édition italienne se voyait remplacé par un paganisme aryen originaire d’une légendaire Thulé hyperboréenne. Alors qu’il avait montré peu de sympathie pour le fascisme italien, voilà qu’il manifestait désormais un intérêt singulier pour l’idéologie racialiste du national-socialisme.

Mussolini, pour sa part, avait initialement encouragé les dénonciations publiques de la doctrine raciale nazie et les deux principales contributions d’Evola à cette campagne sont apparues à la fin de 1933 et au début de 1934. Le premier article («Osservazioni critiche sul «razzismo» nazionalsocialista») [1] présente, comme le dit Staudenmaier [2], quelques “observations critiques” sur les composantes excessivement “naturalistes” de l’idéologie raciale nazie:

Evola y expose sa philosophie du racisme «spirituel» et l’oppose au racisme «matérialiste» qui prédominait au sein du national-socialisme. Le second article (Razza e Cultura) [3] applaudit certes à la renaissance de l’aryanisme» par le nazisme et à sa dichotomie entre «races supérieures et races inférieures», mais avertit que les théories purement biologiques ne sont pas assez aristocratiques et ne saisissent pas la véritable noblesse raciale. Evola insistait sur le fait que les formes vulgaires de racisme «matérialiste» n’étaient pas à la hauteur de la tâche consistant à affronter la «menace juive» dans toute sa profondeur et son ampleur, puisque la race n’était «pas simplement physique» [4].

Puis, en 1936, Evola écrit un pamphlet intitulé Tre aspetti del problema ebraico (Trois aspects du problème juif) qui trahit sa principale préoccupation dans toutes les discussions raciales, à savoir exonérer les Juifs des diverses accusations raciales, culturelles et économiques portées contre eux par les penseurs antisémites en Allemagne et au sein du régime national-socialiste. Selon Evola, les Juifs sont en effet coupables de divers crimes de subversion sociale et politique en Europe – cependant, ils ne sont pas la principale force de corruption, mais seulement une petite partie d’une plus grande force métaphysique du mal qui travaille contre le domaine originel pur de la Tradition.

Tout comme le philosémite Nietzsche [5], Evola estime que le culte juif était à l’origine viril et guerrier et que ce n’est qu’après les prophètes qu’il a dégénéré dans le messianisme d’une religion servile aboutissant au christianisme [6]. De même, il considère que la subversion juive de la culture des pays indo-européens n’est pas due à un quelconque plan des Juifs [7] mais fait partie d’un processus plus large de dégénérescence dans lequel le caractère racial des Juifs ne joue qu’un rôle accessoire, bien que non négligeable. Seul un sursaut spirituel sera en mesure d’empêcher le facteur juif de prospérer sur la décadence qui se manifeste dans les sociétés occidentales. Les voies populistes, les déportations massives, etc. sont des façons plébéiennes d’envisager un problème qui est d’essence métaphysique.

Le fait qu’Evola ait écrit ce pamphlet juste avant ses conférences allemandes sur la question aryenne et la fusion de l’idéologie nationale-socialiste avec le fascisme semblent suggérer que ses visites en Allemagne n’étaient pas fortuites mais pressées du désir impérieux de modérer l’antisémitisme du Reich en soulignant ses éventuelles lacunes métaphysiques.

En 1941, Evola publie un ouvrage exposant sa propre idéologie raciale, Sintesi di dottrina della razza, il s’y livre à une déconsidération en règle du racialisme biologique, accordant la primauté aux notions de race spirituelle et d’âmes raciales. Dans ses développements sur les races dégénérées, il n’isole pas spécifiquement les Juifs, mais parle plus généralement des «Sémites» – qu’il place aux côtés des Subsahariens – et qu’il décrit comme des types raciaux inférieurs. Evola conclut en concédant que les doctrines raciales du national-socialisme sont à la rigueur comme un fanal dans la nuit, faisant briller l’espoir de la recréation possible de la race supérieure originelle qui hantait jadis les sphères supérieures de la Tradition. Mais ce faisant, il renvoie les «vraies» sources de la perfection raciale dans un éther si manifestement éloigné du monde réel qu’on ne voit pas comment il pourrait venir sauver ce dernier de la corruption. Les espoirs de régénérescence d’Evola, fichés dans un hypothétique royaume de la Tradition, paraissent donc assez chimériques.

À la fin des années trente et au début des années quarante, Evola entreprend de fréquents voyages en Allemagne, où il effectue des tournées de conférences, rencontre des responsables de la SS et participe à des congrès. Le point d’orgues de ses visites se situant en 1934 avec le discours qu’il prononce au Herrenklub de Berlin, le cercle politique conservateur qui s’est formé autour du livre de Moeller van den Bruck Das dritte Reich (1923) [8]. Comme il l’a raconté plus tard dans son autobiographie, «c’est là que j’ai trouvé mon habitat naturel. Dès lors, une amitié cordiale et fructueuse s’établit entre moi et le président du club, le baron Heinrich von Gleichen… Ce fut aussi la base de certaines activités en Allemagne, fondées sur des intérêts et des objectifs communs» [9]. Les éditions allemandes de ses œuvres parues à cette époque comprennent Heidnischer Imperialismus (1933) et Erhebung wider die moderne Welt (1935).

En outre, comme nous l’indique Staudenmeier,

En 1937, il participe à une convention internationale antisémite à Erfurt et rédige un rapport pour les lecteurs italiens. Au printemps 1941, Evola se rend à Munich, Stuttgart, Francfort, Cologne et Berlin pour une tournée de conférences. En avril 1942, il donne des conférences sur la race à Hambourg et à Berlin, décrivant un héritage aryen commun qui lie les Italiens et les Allemands [10].

Tout dans la doctrine d’Evola se fonde sur la primauté de l’esprit, de sorte que la question raciale, elle aussi, ne peut être déterminée par référence à des réalités biologiques, mais plutôt à des réalités spirituelles. Il considère que la race elle-même est d’abord une condition spirituelle, puis une question d’identité ethnique (l’âme raciale de Clauß), et enfin un phénomène biologique individuel. L’effort pour recréer la race idéale primitive, caractéristique du domaine originel de la tradition, doit être entrepris, selon Evola, non par la discrimination biologique, mais par l’élévation spirituelle.

Evola se montre plutôt réservé sur une éventuelle influence intrinsèquement délétère des Juifs. S’il est vrai qu’il a rédigé la préface de la traduction des Protocoles par Giovanni Preziosi en 1921 et qu’il a approuvé avec enthousiasme la campagne antisémite de Codreanu dans son article de 1938 intitulé La tragedia della ‘Guardia di Ferro‘ [11], il ne peut se résoudre à l’idée que tout Juif soit biologiquement voué à être un matérialiste dégénéré, tout comme il ne peut accepter que tout Aryen soit automatiquement un être supérieur – comme il l’a déclaré dans sa conférence de 1937, reproduite dans la présente édition [12].

Répétons-le : la race est l’élément secondaire, l’esprit et la tradition sont l’élément primaire car, au sens métaphysique, la race – avant de s’exprimer dans le sang – est dans l’esprit. S’il est vrai que, sans pureté raciale, l’esprit et la tradition sont privés de leurs moyens d’expression les plus précieux, il est tout aussi vrai que la race pure privée d’esprit est condamnée à devenir un mécanisme biologique et à s’éteindre. La dégénérescence spirituelle, l’affaiblissement éthique et la mort lente de nombreuses tribus qui n’ont pourtant commis aucun des péchés de sang signalés par une certaine doctrine raciale matérialiste en sont la preuve, et nous pensons ici non seulement aux primitifs, mais aussi aux Suédois et aux Néerlandais. Il s’ensuit que, sans la revivification de la force spirituelle supérieure latente dans le caractère nordique, même toutes les mesures de protection raciale biologique n’auraient qu’un effet très relatif et limité par rapport à notre tâche supérieure de reconstruction de l’Occident.

S’agissant de l’énumération des tactiques de subversion employées par les ennemis de la Tradition, Evola critique de manière cinglante ceux qui, comme les nationaux-socialistes, manifestent une hostilité monomaniaque à l’égard des Juifs et des francs-maçons. Le SS Obersturmbannführer Hancke résumait ainsi Evola dans son rapport de juin 1938:

Le national-socialisme, par sa concentration monomaniaque sur les Juifs et les francs-maçons en vient à négliger ses véritables adversaires.

C’est peut-être dans ce genre de passage qu’Evola frôle le plus dangereusement une  défense risquée du judaïsme et de la franc-maçonnerie.

Tandis qu’Evola ne cesse de prêcher aux Allemands l’union autour de la question de la civilisation nordico-aryenne et des inégalités raciales, il n’est pas sans provoquer chez lui, dans les milieux fascistes italiens, des ébats aussi intenses qu’hostiles. Comme le dit Staudenmaier, «ses longs séjours en Allemagne lui ont valu les appréciations les plus contradictoires. Certains le considèrent comme un fasciste peu fiable en raison de sa position fortement pro-allemande, tandis que d’autres le jugent excessivement critique à l’égard de la politique nazie au point d’en être désobligeant pour le partenaire de l’Axe» [13].

Les Allemands eux non plus ne voyaient pas Evola d’un très bon œil, le rapprochement au plan philosophique entre le national-socialisme et le fascisme n’avait d’ailleurs toujours pas abouti au moment de l’incorporation précipitée de l’Italie en 1943, et c’est de force que des mesures antisémites strictes semblables à celles qui avaient cours dans le Reich y ont été mises en place. Pendant cette période de la République sociale italienne, Evola reste principalement en contact avec Giovanni Preziosi, qui est comme lui un antisémite spirituel, et Roberto Farinacci, dont les lois raciales de 1938 ne reposaient pas non plus sur un racialisme biologique [14].

Dans les milieux officiels de la SS, les conférences d’Evola font l’objet d’un examen minutieux et d’une évaluation plus ou moins négative. Selon Goodrick-Clarke [15], dès le début de l’année 1938, les SS commencent à passer au crible ses idées et Karl Maria Wiligut (également connu sous le nom de Weisthor lorsqu’il a rejoint les SS en 1933) – le voyant qui est devenu le «gourou» spirituel d’Himmler – a été invité à commenter une conférence donnée par Evola à Berlin en décembre 1937.  Trois autres conférences furent données par Evola en juin 1938 et Himmler renvoya à nouveau la question à Weisthor, en lui demandant de revoir le livre d’Evola sur l’impérialisme païen dans la perspective des traditions allemandes. Comme le raconte Goodrick-Clarke, Weisthor répondit que:

Evola partait du concept d’aryanité vu comme fondamental, mais ignorait tout des institutions germaniques préhistoriques et de leur signification. Il a également observé que ce défaut était représentatif des différences idéologiques entre l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie et qu’il pouvait en fin de compte porter préjudice à la permanence de leur alliance [16].

Sur la base du rapport de Wiligut et des rapports présentés dans cette édition, les SS ordonnaient que les activités d’Evola dans le Troisième Reich soient découragées.

Désormais, Evola se heurtait à l’opposition aussi bien des Allemands que des Italiens. Ainsi, comme le raconte Staudenmaier, lorsqu’Evola a proposé à Mussolini et à ses contacts allemands, en 1941, de fonder une revue bilingue sur les questions raciales, Werner Hüttig, le spécialiste des sciences raciales, «présentait en septembre 1942, une critique serrée des théories raciales d’Evola, en éreintant la façon dont Evola abordait les questions scientifiques avec un mélange hétéroclite de sources insolites allant de l’ancienne tradition aryenne à l’ésotérisme moderne» [17] En Italie également, les aspects occultes du racisme spirituel d’Evola ont été source de controverses. Des dénonciations anonymes envoyées à la direction fasciste mettaient en garde depuis des années contre «l’épidémie d’ésotérisme» qui frappait l’Italie. Dans une lettre adressée à Mussolini en mars 1942, Telesio Interlandi, le scientifique racialiste, s’insurge contre les perversions «occultistes» de l’idée raciste. Le prêtre jésuite Pietro Tacchi Venturi insiste lui aussi sur le fait que «le projet d’Evola entraînerait des problèmes avec l’Église, qui considère les questions spirituelles comme son domaine légitime et désapprouve les connotations païennes de l’approche d’Evola». [18]

Les critiques d’Evola, qui considère le christianisme comme une corruption sémite de l’ordre traditionnel, devaient fatalement se trouver en butte à l’opposition des ecclésiastiques. De même, les nationalistes allemands mettaient en garde contre la subversion pernicieuse du Reich que constituait la doctrine traditionaliste d’Evola, décourageant  son intégration aux programmes idéologiques et politiques.

Fondamentalement, le système politique d’Evola est idéaliste et établit une dichotomie radicale entre la société «traditionnelle» et les sociétés historiques. La première est une condition idéale, tandis que les secondes ne sont que des déviations de plus en plus corrompues de la première qui culminent dans les horreurs de la modernité. La race qui se rapproche le plus du monde idéal de la tradition est, selon Evola, l’Aryenne. Bien qu’il ait d’abord célébré la culture méditerranéenne comme la plus élevée, en 1933, il modifiait considérablement son point de vue pour l’adapter à la montée du parti racialiste d’Hitler. À partir de là, Evola n’a eu de cesse de marier les deux concepts de suprématie nordique et romaine dans ses représentations de l’organisation sociale idéale telle qu’elle serait apparue au cours de l’histoire. Ainsi, l’Empire romain et l’Empire gibelin devenaient des modèles pour l’Occident moderne.

Les meilleurs moyens de comprendre et de faire revivre le monde originel de la tradition dans la vie moderne sont, selon Evola, les mythes et les symboles. C’est en eux que l’on reconnaît les modèles idéaux à suivre. D’où en particulier l’intérêt d’Evola pour le mythe du Graal, la quête du Saint Graal, au cœur de la légende, ne serait autre que la recherche de la restauration de l’Empire idéal des origines. Le penchant mythologique de la pensée d’Evola est évidemment d’une valeur pratique douteuse, aucune politique ne saurait se réguler en permanence par un recours aux mythes anciens, fût-ce à titre de symboles.

Champion de l’impérialisme spirituel, Evola s’est particulièrement opposé aux nationalismes tels que ceux mis en vigueur par les forces libérales en Europe aux XVIIIe et XIXe siècles, car il estime qu’ils entravent la réalisation d’une spiritualité universelle. Comme le souligne Hancke:

Pour E., l’idée de nation appartient, de par son origine récente au XVIIIe siècle, à l’idéologie moderne dont est issu notre monde dégénéré. Elle doit donc être dépassée dans le sens supranational, c’est-à-dire impérial, de telle sorte que la race aryenne d’origine germano-romaine ait la primauté.

Outre la dangereuse proximité de cette doctrine avec des projets universalistes tels que ceux de la théosophie et de la franc-maçonnerie, son caractère utopique n’a pas manqué d’être relevé par Hancke:

Ce qui le distingue particulièrement de la vision du monde national-socialiste, c’est sa négligence radicale des données historiques concrètes de notre passé racial au profit d’une utopie abstraite, spirituelle et fantaisiste.

Plassmann/Sievers, dans leur réponse aux conférences d’Evola reproduites dans cette édition, ont également précisé que:

Evola ne semble pas avoir conscience des forces politiques pragmatiques en jeu et il a donc pu facilement s’égarer de bonne foi dans des voies qui prétendaient servir l’idéologie raciale mais qui en fait se retournait contre elle(Othmar Spann) [19] ou n’avaient aucun dynamisme politique propre (Goga). [ 20]  En général, lorsqu’on tente de mettre en pratique une telle idée [la fin des nations], il y a immédiatement le danger d’un idéal cosmopolite aux conséquences imprévisibles.

Outre le nationalisme, Evola dénonce également la tendance à la démagogie populiste qui s’est manifestée tant dans le fascisme italien que dans le national-socialisme. Evola propose au contraire un «Ordre» d’élite qui représenterait le monde de la Tradition et affirmerait son autorité innée sans tenir compte des masses. Comme le dit Hancke:

Après avoir rejeté l’idée du Volk, E. se fait aujourd’hui le défenseur d’une «communauté ethnique» qui, en tant que principe de réalisation spirituelle, va à l’encontre de toute collectivité. La véritable communauté, en revanche, est pour E. la caste des dirigeants, une élite de l’esprit, liée dans la lutte pour la Tradition contre le monde moderne.

Ces objections aux thèses politiques d’Evola ne signifient pas pour autant que le travail missionnaire d’Evola au nom du traditionalisme était totalement dépourvu de valeur intellectuelle. Sa notion de spiritualité universelle, qui ne serait pas l’apanage d’une seule religion, est un idéal qui a une certaine allure. Par exemple, dans sa conférence de décembre 1937, reproduite dans cette édition, il suggère ce qui suit:

Il est nécessaire de parvenir à une solidarité qui soit aussi forte dans son spiritualisme transnational que, par exemple, le communisme bolchevique l’est dans son matérialisme antinational. La première et indispensable condition préalable est toutefois la détermination d’une vision universelle du monde dont les principes et les valeurs devraient être valables en tant qu’axe uniforme, partagé et immuable pour tous ceux qui se déclarent contre les ennemis que nous avons dénoncés.

Cependant, il est clair qu’une politique aussi idéaliste étendue à l’échelle mondiale est frappée d’impraticabilité. Outre la difficulté de mettre en œuvre une telle spiritualité parmi les divers peuples du monde, l’acceptation d’une hégémonie spirituelle aryenne nordique sur le monde est également plus que douteuse. Pourtant, Evola précise dans sa conférence de 1937 que son aryanisme n’est pas limité par les différences biologiques:

La tradition nordique n’est pas une notion naturaliste, c’est-à-dire que même si elle ne doit être conçue que sur la base du sang et du sol, elle est avant tout comme une catégorie culturelle, comme une forme d’esprit primordiale et transcendante dont le type nordique, la race aryenne et l’éthos indo-germanique général ne sont que des formes phénoménales externes. L’idée de race elle-même est, selon sa signification supérieure, liée à la tradition, quelque chose qui ne peut pas et ne doit pas avoir de rapport avec les idées rationalistes de la biologie moderne et de la science ordinaire. La race est avant tout une attitude fondamentale, un pouvoir spirituel, quelque chose de formateur d’une manière primordiale, dont les formes extérieures, positivement tangibles, ne sont qu’un dernier écho.

[FG: Passage peu clair parce que Julius Evola fait mine d’apporter une précision alors qu’il continue de tourner autour du pot – le politiquement correct, déjà. Quelle est donc cette notion d’aryanité, à la fois totalement idéale, immatérielle, et qui pourtant passe obligatoirement par la biologie du sang aryen? Réponse: la beauté.

Exemples féminins: Estella Blain, Eva Bartok, Anna Karina, Mylène Demongeot, Claudine Auger, Bulle Ogier, Claude Jade, Caroline Cellier, Stéphane Audran, Marie Dubois, Laure Deschanel, Brigitte Fossey, Françoise Dorléac, Catherine Deneuve, Mireille Darc, Françoise Brion, Marie-Christine Descouard, Nathalie Delon, Catherine Alric, Anne Canovas, Olga George Picot, Irina Demick, Martine Sarcey, Danièle Delorme, Dyan Canon,

Angie Dickinson, Lee Remick, Anne Margret, Faye Dunaway, Erin Gray, Samantha Eggar, Catherine Spaak, Senta Berger, Tisa Farrow, Nadine Nabokov, Marisa Mell, Jane Fonda, Bibi Anderson, la Maman de Boule, la nièce de Bourdon, la femme d’Agecononix, Eva Germeau …

Exemples masculins: Louis Jourdan, Serge Marquand, Claude Titre, Claude Rich, Alain Delon, Bernard Giraudeau, Marc Porel, Ric Hochet, Lefranc, Alix …]

Avec une définition aussi relâchée de l’aryanisme nordique, le christianisme peut lui aussi être régénéré s’il est réorienté vers la spiritualité originelle du domaine de la tradition «nordique hyperboréenne»:

Il est possible d’intervenir de manière créative contre le christianisme si l’on a accompli les tâches déjà mentionnées, c’est-à-dire si l’on a élevé l’idée nordique et l’idée du Reich à un niveau de vraie spiritualité universelle et solaire, alors nous aurions vraiment quelque chose de plus authentique que le christianisme, englobant l’héroïque et le sacral, le mondain et l’autre, le royal et le spirituel, c’est-à-dire quelque chose qui mène de manière décisive au-delà de toute vision du monde qui n’est que religieusement chrétienne. Notre principe devrait d’ailleurs toujours être de ne pas rejeter, mais de dépasser. Même en ce qui concerne la question catholique et païenne, la tâche de la nouvelle élite devrait consister à fixer les grands principes de la vision générale du monde issue de l’esprit nordique à un niveau pleinement métaphysique et objectif, donc «supra-religieux». Ces principes seraient alors en mesure d’extraire, de clarifier et d’intensifier ce qui est valable dans la tradition chrétienne elle-même.

La société idéale d’Evola est une société héroïque fondée sur ce qu’il appelle le caractère solaire et viril de la tradition «aryenne nordique», qui s’oppose à la qualité lunaire et féminine de la tradition «sémite»:

Deux attitudes fondamentales sont possibles face à la réalité supra-naturelle. L’une est solaire, virile, affirmative, correspondant à l’idéal du pouvoir royal sacré et de la chevalerie. L’autre est l’attitude lunaire, féminine, religieuse, passive, correspondant à l’idéal sacerdotal. Si la seconde attitude est surtout caractéristique des cultures méridionales sémitiques, le chevalier nordique et indo-germanique, en revanche, a toujours été solaire; l’asservissement de la création et le pathos de son altérité fondamentale du Tout-Puissant lui étaient totalement inconnus. Il sentait que les dieux étaient comme lui, il se considérait d’une race céleste et du même sang qu’eux. De là naît une conception de l’héroïque qui ne s’épuise pas dans le physique, le militaire, voire le tragico-chorégraphique, et une conception de l’homme supérieur qui n’a rien à voir avec la caricature nietzschéenne-darwiniste de la belle bête blonde, car cet homme supérieur nordique présente à la fois des traits ascétiques, sacrés et supra-naturels et culmine dans le type du souverain olympien, de l’Aryen Chakravarti comme commandant des deux pouvoirs et roi des rois.

Cette classification des Aryens comme étant solaires et des Sémites comme étant lunaires est toutefois vague et ne repose pas sur une réalité historique, puisque les Akkadiens sémites orientaux vénéraient le dieu soleil, Shamash, au troisième millénaire avant J.-C., bien avant qu’un culte solaire ne soit attesté chez les Indo-Européens.

Plus important encore, Evola rejette fermement tout panthéisme immanentiste et toute glorification pseudo-philosophique de la science et de la technologie:

Nous devons donc nous libérer de tout mysticisme de ce monde, de tout culte de la nature et de la vie, de tout panthéisme. En même temps, nous devons rejeter ce sens de l’Aryen conçu par ce dilettante qu’est Chamberlain [21] et qui est lié à un éloge purement rationaliste et à la glorification de la science et de la technologie d’ici-bas.

L’élite d’Evola doit être capable de remonter l’histoire jusqu’aux origines de la corruption et de reconstruire l’Occident de manière traditionnelle:

Et cela devrait d’abord être l’œuvre d’une élite qui, avec le désintéressement et la rigueur d’un ordre ascétique, élève les principes et les symboles de la tradition nordique primordiale à un niveau de spiritualité, d’universalité et de connaissance claire et mette fin à toute interprétation dilettante, mythique et déformante.

En conclusion, nous pouvons dire que si le projet d’une spiritualité universelle servie par une élite éclairée peut sembler louable, les tendances mythologiques de la pensée d’Evola et sa réticence à traiter des réalités concrètes de la question juive sapent les compromis pratiques sur lesquels tout projet politique doit s’appuyer.

§§§§§§

[FG: quelque remarques après cette passionnante traversée en compagnie d’Evola et du Reich.

1 – Tant qu’à faire, il ne faut pas s’arrêter à l’histoire, lorsqu’un peuple, au sens organique du terme, vit dans la tradition, il n’a pas non plus besoin de sociologie ni de psychologie.

2 – On peut quand même se demander sir l’Histoire est forcément dégénérescence. Par exemple, l’histoire, en Occident, est présente dans un domaine qui en principe relève typiquement de la tradition: l’art. Or, on a plutôt l’impression que l’histoire avec ses étapes a plutôt été grandement bénéfique à la musique, la peinture, la littérature, et que si l’art souffre de quelque chose aujourd’hui, c’est bien d’une sorte de «fin de l’histoire». Ce à quoi Nietzsche pourrait répondre qu’en réalité, l’histoire n’a fait que consumer le stock de signification porté par la tradition, en étant incapable de créer de sens nouveaux, dans cette optique, l’histoire de l’art s’est simplement arrêtée quand il n’y a plus rien eu à brûler.

3 – Au plan politique, l’histoire est tellement dominée par – s’articule tellement autour de – l’Occident, qu’on peut se demander si l’histoire n’est pas finalement plus constitutive de l’Occident que la tradition. On peut penser à une formule comme: «l’Occident a une tradition, l’émancipation» – n’était-ce que ce genre de formule pseudo synthétique est plus hilarante qu’éclairante et qu’elle ne satisfait personne, ni les tenants de la race (blanche) et de la tradition, ni ceux de l’émancipation].

Source

New Book: Julius Evola in the Third Reich – The Occidental Observer


[1]Vita Italiana, November 1933, 544-9.

[2] I am indebted in this summary to Peter Staudenmaier, ‘Racial Ideology between Fascist Italy and Nazi Germany: Julius Evola and the Aryan Myth, 1933-43,’ Journal of Contemporary History, Vol. 55, No. 3 (2020), 473-491.

[3]Rassegna Italiana, January 1934, 11-16.

[4] Staudenmaier, ibid. 

[5] “After Wagner, in the late 1870s and early 1880s, Nietzsche developed intense relationships with several ethnic Jews, all of them atheists, and made explicitly positive pronouncements about Jews.” Nietzsche even wrote: “The Jews, however, are beyond any doubt the strongest, toughest, and purest race now living in Europe.” (Soros, Alex. “Nietzsche’s Jewish Problem: Between Anti-Semitism and Anti-Judaism, by Robert Holub.” Intellectual History Review 28, No. 2 (2018): 344-348.)

[6] Cf. Nietzsche, Beyond Good and Evil, 52: “The Jewish ‘Old Testament,’ the book of divine justice, has people, things, and speeches in such grand style that it is without parallel in the written works of Greece and India … Perhaps he will still find the New Testament, the book of mercy, more to his liking (it is full of the proper, tender, musty stench of true believers and small souls).” (Tr. Judith Norman)

[7] Cf. Nietzsche, Beyond Good and Evil, 251: “The fact that the Jews, if they wanted (or if they were forced, as the anti-Semites seem to want), could already be dominant, or indeed could quite literally have control over present-day Europe — this is established. The fact that they are not working and making plans to this end is likewise established.” (Tr. Judith Norman).

[8] See Ferraresi, Franco. “Julius Evola: Tradition, Reaction, and the Radical Right.” European Journal of Sociology/Archives Européennes de Sociologie 28, No. 1 (1987): 107-151.

[9]Il cammino del cinabro (1963), 137.

[10] Staudenmaier, ibid.

[11] In La vita italiana, 309 (December 1938).

[12] The present edition by Gerd Simon (http://www.gerd-simon.de). presents the December 1937 lecture of Julius Evola as well as the commentaries of Joseph Plassmann/Wolfram Sievers and Kurt Hancke on Evola’s 1938 lectures in Germany.

[13]Ibid.

[14] See A. James Gregor, Mussolini’s Intellectuals: Fascist Social and Political Thought, Princeton, NJ, 2005, p.258n.

[15] See Nicholas Goodrick-Clarke, The Occult Roots of Nazism: The Ariosophists of Austria and Germany 1890-1935, Wellingborough, 1985.

[16]Ibid.

[17] Staudenmaier, op.cit.

[18]Ibid.

[19] Othmar Spann (1878-1950) was an Austrian philosopher who developed an idealistic doctrine of ‘universalism’ to counter the individualism of liberal sociology and economics. As an Austrian nationalist and Catholic, he was not fully favoured by the German National Socialists.

[20] Octavian Goga (1881-1938) was a Romanian politician and man of letters. He was a member of the Romanian National Party in Austro-Hungary and joined forces in 1935 with A.C. Cuza’s anti-Semitic National-Christian Defence League to form the National Christian Party. In 1937 Goga served briefly as Prime Minister of Romania and enacted several anti-Semitic measures to maintain the electoral support of Corneliu Codreanu’s Iron Guard.

[21] Houston Stewart Chamberlain (1855-1927) was a British philosopher who became a naturalised German and wrote many works extolling the spiritual superiority of the Aryan race and of the Germanic peoples in particular.

 

Alternative für Deutschland (AfD) als kontrollierte Opposition

untersucht die komplexe Rolle der deutschen Partei ›Alternative für Deutschland‹ (AfD) und ihren potenziellen Status als kontrollierte Opposition in der politischen Landschaft des Landes.

Jedes Mal, wenn eine aufstrebende nationale Partei einige parlamentarische Zugewinne erzielt, geschweige denn in die Korridore der Macht eindringt, gehen ihre Anhänger davon aus, daß dem System das baldige Ende bevorsteht und der Anbruch einer strahlenden nationalen Zukunft angekündigt wird.

In den letzten siebzig Jahren hat eine solche Selbsttäuschung die Denkweise zahlloser Wähler nationaler Parteien in den USA und Europa geprägt – was in der Regel zu ihrer ständigen Enttäuschung führte. Von Marine Le Pen›Rassemblement National‹ [RN] in Frankreich über die österreichische ›Freiheitliche Partei‹ (FPÖ) und den flämischen ›Vlaams Belang‹ bis hin zur kürzlich installierten postpseudofaschistischen italienischen Regierung von Giorgia Meloni sowie einigen lauernden lateinamerikanischen ›Bolsonaros‹ verfallen solche prominenten Nationalisten früher oder später der Selbstkarikatur. Selbst wenn es ihnen auf wundersame Weise gelingt, an die Pforten der Macht des Systems zu gelangen, werden sie am nächsten Tag fromme Predigten in Systemsprache vortragen.

Der Grund für diesen Umschwung ist verständlich. Parlamentarische oder präsidiale Vergünstigungen sind mächtig; der liberale Glanz und Glamour entwaffnet selbst den gläubigsten Nationalisten im Nu. Außerdem darf nicht vergessen werden, daß das System seit 1945 Unmengen von Geld in die Errichtung von Brandmauern und einer Vielzahl von Absperrungen investiert hat, um zu verhindern, daß eine aufstrebende nationale Partei die liberale Ordnung nach dem Zweiten Weltkrieg ins Wanken bringt.

Ein Beispiel dafür ist die national-konservative Partei ›Alternative für Deutschland‹ (AfD), die in den letzten zehn Jahren und insbesondere in den letzten Monaten zu einem wichtigen Anwärter auf die Macht in mehreren Bundesländern aufgestiegen ist. Die regierende linke Ampel-Koalition sowie alle EU-Mitgliedsstaaten versuchen nicht länger, ihre Angst vor einer Ansteckung durch die AfD vor der eigenen Haustür zu verbergen. Daher greifen die systemkonformen Medien auf die Dämonisierung der AfD zurück, indem sie sie mit Epitheta aus ihrem reichhaltigen Arsenal an faschistischen Etiketten schmücken.

Deutschland ist nicht nur die Finanzlokomotive der EU und ihr wirtschaftliches Kraftzentrum, sondern dient auch als wichtigste militärische und geheimdienstliche Drehscheibe der USA für das gesamte eurasische Kernland. Das System und seine Prokonsuln in Europa, einschließlich ihrer willfährigen Medien, die sich von Washington über Berlin bis nach Tel Aviv erstrecken, sind über die mutmaßliche Absicht der AfD, einen eigenen Weg für Deutschland zu ebnen, in heller Aufregung.

Innenpolitisch steht die AfD außereuropäischen Migranten kritisch gegenüber und setzt sich offensiv für deren Rückführung in deren Herkunftsländer ein. Außenpolitisch zeigt sie sich zurückhaltend gegenüber den offiziellen Sanktionen Deutschlands gegen Rußland, und sie wird auch zu einem ausgesprochenen Kritiker der deutschen Militärhilfe für die Ukraine. Schon vor dem Konflikt in der Ukraine hatte sie sich in den Medien den Spitznamen “Kreml-Partei” verdient. Angesichts des katastrophalen gegenseitigen Aderlasses zwischen Russen und Deutschen im zwanzigsten Jahrhundert ist der “pro-Putin”-Versöhnungsschritt der AfD kaum überraschend.

Der Erfolg der AfD bei den Wahlen im Oktober 2023 in Hessen und im größten und reichsten Bundesland Bayern ist ein weiterer Beweis für ihre wachsende Popularität. In Hessen erreichte sie 18,4 Prozent der Wählerstimmen, in Bayern 14,6 Prozent, was 28 bzw. 32 Sitzen entspricht. Der kometenhafte Aufstieg der AfD ist ein Schock für die herrschende “Ampel”, aber auch für den deutschen “Auslandsaufseher” in Washington.

Es besteht kaum ein Zweifel daran, daß die Frage der wilden außereuropäischen Migration die Hauptursache für den spektakulären Aufstieg der AfD ist, auch wenn man nicht davon ausgehen kann, daß sie der einzige Faktor ist. Die meisten Wähler der AfD haben die Nase voll von der Inkompetenz der regierenden Ampel-Koalition, die es nicht geschafft hat, die steigenden Energiekosten oder die schrumpfenden Rentenkassen der alternden Bevölkerung zu stoppen. Das ist der Grund, warum alle einen Wechsel wollen.

Der jüngste Wahlerfolg der AfD auch in den alten Bundesländern beweist nur, daß ihr Erfolg nicht mehr auf ihre traditionellen Hochburgen im ehemals sowjetisch regierten kommunistischen Mitteldeutschland, wie Thüringen, beschränkt ist. Wenn die AfD nicht kurz vor den EU-Wahlen im nächsten Jahr verboten oder geächtet wird – was nicht auszuschließen ist –, wird sie ihre 78 Sitze im Bundestag bis 2024-25 wahrscheinlich verdoppeln.

Bei näherer Betrachtung sehen die Mitglieder der AfD überhaupt nicht wie die viel gescholtenen “Rechtsradikalen” aus, die eine Revolution befürworten oder die deutsche Verfassungsordnung bedrohen, wie es in den Mainstream-Medien oft suggeriert wird. Ihr Gesamtprogramm ist im Grunde nur eine aktualisierte Kopie dessen, wofür die immer noch starken deutschen Christdemokraten (CSU, CDU) einst standen.

Und während die AfD die Lücke der versteinerten “konservativen” CDU und CSU füllt, sind letztere kaum noch von der regierenden linken Ampelkoalition zu unterscheiden. Das ist nichts Neues in der jahrhundertelangen Scharade, die unter dem schönen Namen “liberale parlamentarische Demokratie” bekannt ist. Man fühlt sich an den prominenten antiliberalen Wissenschaftler Robert Michels und seine klassische Darstellung der inhärenten Korruption des parlamentarischen Mehrparteiensystems erinnert[1].

Treffender und weniger wissenschaftlich ist der ehemalige Bestseller des verstorbenen François-Bernard Huyghe, der vor drei Jahrzehnten veröffentlicht wurde. In seinem halbsatirischen Werk deckt er die vorgetäuschte Feindschaft zwischen der parlamentarischen ›Linken‹ und der ›Rechten› auf. So erklärt der Christdemokrat: “Madame la Marquise, Ihr hübscher Hintern gefällt mir.” Darauf antwortet der linke Sozialdemokrat mit demselben Satz, allerdings in umgekehrter Syntax: “Ihr hübscher Hintern gefällt mir, Madame la Marquise.”[2] Je mehr sich die Dinge im liberalen System ändern, desto mehr müssen sie gleich bleiben – wie man in den wichtigen Swing States während der mysteriösen Stimmauszählung nach der US-Wahl im November 2020 sehen konnte.

Ebenso muß die AfD, wenn sie im hochtechnisierten Überwachungsstaat Deutschland überleben will, den Kanons des Systems folgen. In der politischen Landschaft Deutschlands bedeutet dies, daß sie sich strikt an die offizielle Selbstzensur halten und darüber hinaus rituelle Pilgerfahrten nach Israel unternehmen muß.

Eine wichtige Figur in der AfD, der Oldtimer und jetzige AfD-Ehrenvorsitzende Alexander Gauland, bekräftigte kurz nach dem Hamas-Anschlag am 7. Oktober und der anschließenden israelischen Bombardierung des Gazastreifens: “Wenn wir an der Seite Israels stehen, verteidigen wir auch unsere Lebensart.”[3] Sein neuerlicher Rückzieher in die jüdische Umlaufbahn wird ihn in den Augen der Juden kaum entlasten, wenn man seine früheren Worte zur nationalsozialistischen Vergangenheit bedenkt. Vor einigen Jahren sagte er, daß “die Nazis nur ein Fliegenschiß in der ansonsten erfolgreichen Geschichte Deutschlands waren”[4].

Die neuen Kleider der Kaiserin

Was Medjugorje, Fatima oder Lourdes für die katholischen Gläubigen sind, das ist Yad Vashem für die westliche politische Klasse und insbesondere für die deutschen Präsidentschaftskandidaten ein obligatorischer Wallfahrtsort. Ungeachtet des Umfangs und der Anzahl der deutschen philosemitischen Kniebeugungen zögert der ›Zentralrat der Juden‹ in Deutschland, sich den Avancen der AfD anzuschließen. Nach dem Überfall der Hamas vom 7. Oktober 2023 auf einen israelischen Kibbuz in der Nähe des Gazastreifens erklärten die israelische Regierung und ihr Sprachrohr in Deutschland die AfD zu einer Partei, “die Rechtsextremisten und antijüdischem Gedankengut eine politische Heimat bietet und die versucht, die nationalsozialistische Vergangenheit Deutschlands zu verharmlosen”[5].

Um am Leben zu bleiben, muß die AfD also ständig beweisen, daß sie die Regeln des Systems befolgt. Eine der mächtigsten Figuren in der AfD, die Vorsitzende Alice Weidel, hat diese körpersprachliche Mimikry gut gelernt; sie kleidet sich in die neuen Kleider der Kaiserin, um potenzielle Gegner fernzuhalten. Als hochgewachsene, attraktive und wortgewandte Frau mit nordischem Phänotyp ist Weidel das perfekte moderne konservative Modell, das perfekt zum Bild einer traditionellen deutschen Frau paßt, wie man es auf den Gemälden von Sepp Hilz oder den Skulpturen von Arno Breker sehen kann. Mit ihrer sorgfältig aufgetragenen Wimperntusche und ihrer dunkel-pastelligen Kleidung projiziert sie sich selbst als Vorbild für weiße, urbane deutsche Mittelklassefrauen. Ihr ›Game Change‹ wird nicht nur auf einer konservativen Frequenz, sondern auf allen politischen Wellenlängen und für alle Lebensstile ausgestrahlt. Als selbsterklärte lesbische Frau, die mit einer Filmemacherin aus Sri Lanka zusammenlebt, hat sie es geschafft, sich dreifach gegen potenzielle Bedrohungen durch mächtige deutsche Antifas, LGBTQ+ Großmäuler und diverse multikulturell-bunte Tugendwächter abzuschirmen. Mit ihrer gemessenen, telegenen Diktion posiert sie weder wie eine Westküsten-›Dragqueen‹, noch wie eine Berliner Kampflesbe auf einem Fahrrad. Trotz ihres unorthodoxen sexuellen Lebensstils versteht sie es, ihre konservative Physiognomie zu vermarkten, indem sie nach außen hin Zeichen traditioneller “Frömmigkeit” zur Schau stellt. Wie das bei ihrer weiblichen Wählerschaft ankommt, wird sich in den kommenden Monaten zeigen.

Die interessanteste und faszinierendste Figur in der AfD ist Björn Höcke und seine Fraktion “Der Flügel”, die sich großer Beliebtheit erfreut, insbesondere bei gebildeten Hardcore-Deutschnationalisten und vor allem bei jungen Anhängern der inzwischen aufgelösten NPD. Natürlich wird Höcke auf Schritt und Tritt von den deutschen Spitzeln, euphemistisch “Verfassungsschutz” genannt, beobachtet.

Um die AfD zu verstehen, muß man zuallererst die deutsche Hochkultur und ihre komplizierte und verschlungene Geschichte verstehen. Nachdem Deutschland bis 1950 zwanzig Prozent seiner Bevölkerung aus der Zeit vor dem Zweiten Weltkrieg verloren hat (mehr als 10 Millionen Zivilisten und Soldaten), als Folge von groß angelegten Massakern, Brandbombenangriffen, Vertreibung und Gefangenschaft durch westliche und östliche Alliierte, und nachdem es 75 Jahre lang einer ununterbrochenen Gehirnwäsche durch amerikanische, größtenteils jüdischstämmige Pädagogen ausgesetzt war, kann man keine Wunder in der deutschen politischen Szene erwarten.[6]

Die Geschichte ist jedoch immer offen, und angesichts der schweren neuen Erschütterungen, die sich jetzt in Europa und im Nahen Osten ereignen, könnte es einige Veränderungen geben, nicht nur in Deutschland, sondern auch im gesamten Westen. Es sei denn, man akzeptiert, aber glaubt auch an die geheimnisvollen, vieldeutigen, letzten Worte des deutschen Philosophen Martin Heidegger“Nur noch ein Gott kann uns retten.”[7]


 

Anmerkungen:

[1] Robert Michels, Political Parties; A Sociological Study of the Oligarchical Tendencies of Modern Democracy (1911 Kitchener; Batoche Books, 2021), S. 224-235.

[2] François-Bernard Huyghe, La Soft-Idéologie (Paris: R. Laffont, 1987).

[3] David Gebhard, “AfD streitet über Israel-Unterstützung”, ZDF-Heute (15. Oktober 2023)

https://www.zdf.de/nachrichten/politik/ausland/afd-chrupalla-israel-hamas-100.html.

[4“Gauland: Hitler nur ‘Vogelschiß’ in deutscher Geschichte”, in: Frankfurter Allgemeine Zeitung, 2. Juni 2018.

[5] Dirk Kurbjuweit, “Deutschland muß unmißverständlich zu Israel stehen”, Der Spiegel, 13. Oktober 2023.

[6] T. Sunic, Homo Americanus: Child of the Postmodern Age (Ch. III, “Brainwashing the Germans”), (London: Arktos 2018), S. 74-86 und passim.

[7] Martin Heidegger im Interview, “Nur noch ein Gott kann uns retten”, Der Spiegel, 31. Mai 1976.

(Der Artikel wurde zuerst hier veröffentlicht.)

Quelle: https://www.arktosjournal.com/p/germanys-afd-controlled-opposition